×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Oriental: Campagne catastrophique pour le miel

    Par L'Economiste | Edition N°:4682 Le 07/01/2016 | Partager
    Jusqu'à 50% de baisse dans les productions
    Gelée et pesticides en cause

     

     Le regroupement des éleveurs en coopératives leur permet, tel un consortium, de rationaliser leurs dépenses. Il leur facilite également l’accès aux marchés
    (Ph. A.K)

    La production du miel n’a pas atteint les objectifs préconisés pour cette saison, précisent plusieurs apiculteurs. Les 997 tonnes/an prévisionnelles dans le cadre du plan Maroc Vert pour 2015 n’ont pas été atteintes à cause de plusieurs facteurs: irrégularité des précipitations, réduction des réserves de l'élevage, recours aux pesticides modernes, produits phytosanitaires, traitements chimiques pour améliorer la production de certaines cultures. «La gelée, qui a duré de décembre 2014 à mars 2015, a décimé plusieurs essaims d’abeilles à Debdou, Boukhwali, Laâyoune et Tafoughalt. Elle a été fatale pour le bourgeonnement des différentes fleurs: principale source naturelle de nourrissement des abeilles», précise Said Aadel, apiculteur. «Dans plusieurs zones de la province de Nador, la production a chuté de plus de 50%», explique de son côté Ismail Takhtoukh, président de la coopérative Al Baraka pour l’élevage des abeilles et la production du miel de Zaio. Une coopérative qui regroupe une dizaine d’éleveurs et qui exploite 1.200 ruches. «Dans certaines ruches, on n’a pas pu extraire plus de 4 kilogrammes, alors que dans les années florissantes, la production dépassait les 15 kg/ruche» précise-t-il.
    Pour pallier les irrégularités de la production et l’améliorer, le département de l’Agriculture a entamé une série d’actions pour moderniser le secteur, accompagner les coopératives et les éleveurs.

    Les chiffres sont relativement bons pour la région, même si les aléas climatiques ont impacté le rendement cette année. Toutefois, cette filière pourrait avoir de meilleures perspectives de croissance si une stratégie appropriée de marketing et de valorisation des produits de ruche était mise en place

    Une enveloppe de 6,7 millions de DH a été débloquée pour la création d'unités de production de cire, et l’utilisation de ruches modernes et d’appareils performants pour l’extraction du miel. Des actions qui ciblent la valorisation des produits du terroir, l’amélioration de la qualité du miel et de sa distribution.
    Toutefois, le développement du secteur est tributaire d’une stratégie appropriée de marketing et de valorisation des produits de ruche: production de reines, pollen, gelée royale, miel biologique, extraction de substances bioactives.  Les formations dispensées par l’Association des ingénieurs du secteur agricole de l’Oriental pour le développement et l’environnement  commencent à donner de bons résultats et méritent d’être plus généralisées et ciblées. Quant aux programmes pilotés par les différentes directions provinciales de  l’agriculture et  l'Office national du conseil agricole au niveau de l’Oriental, ils s’articulent autour de 4 actions: amélioration de la production (1.537 tonnes en 2020), utilisation de ruches modernes (50.000 unités à l’horizon 2020 au lieu de 36.000 actuelles), conditionnement d’une production de qualité (1.067 tonnes) et amélioration de la valeur de la production pour atteindre 18 millions de dirhams/an.

     

    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc