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    Régions

    Casablanca/stationnement
    Les horodateurs font leur apparition au Maârif

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    Bras de fer entre Casa-Dev et les gardiens de voitures
    Prochaines artères: Zerktouni, 2 Mars, Gandhi, Roudani…

    Les gardiens de voitures restent méfiants à l’égard des horodateurs, dont beaucoup sont emballés pour les protéger contre tout acte de vandalisme (Ph. Mofik)

    Casa-Développement, la SDL en charge du stationnement, est confrontée à son premier test sur l’arrondissement Maârif. L’opération de mise en service des horodateurs sur boulevard El Massira, bute depuis quelques semaines sur la réticence des gardiens, dont une douzaine opère sur cet axe. Certains ont même vandalisé les appareils mis en place sur cette artère commerçante.
    Il s’agit de la première opération de déploiement d’horodateurs opérée par Casa-Dev. Pourtant, la SDL (créée en 2008 et détenue à hauteur de 49% par la CDG et de 51% par le Conseil de la ville de Casablanca) a proposé l’intégration des gardiens qui opèrent dans la zone en priorité. «Nous avons convenu avec Casa-Dev l’intégration des gardiens de voitures avec des conditions avantageuses : SMIG, couverture CNSS et maladie, prime de rendement allant jusqu’à 900 DH/mois…», souligne une source auprès de l’arrondissement de Maârif, qui n’assure que le rôle d’intermédiaire entre la SDL et les gardiens.  
    En fait, la décision d’introduire les horodateurs a été prise depuis 4 ans (à l’époque d’Ahmed El Kadiri, ancien président de l’arrondissement de Maârif). Mais, son application a été repoussée à maintes reprises pour des raisons occultes (considérations électorales, lobbying …). Il faut dire que les gardiens ne sont que la partie visible de l’iceberg. En fait, la manne des parkings et des stationnements profite à une catégorie qui est loin d’être dans le besoin. «Parmi les détenteurs d’autorisations figurent des élus, des fonctionnaires, voire des hommes d’affaires qui bénéficient du système», affirme une autre source bien informée. D’où les résistances qui retardent l’organisation de ce secteur sensible de la métropole.  Aujourd’hui Casa-Dev (et derrière elle le Conseil de la ville) veut mettre de l’ordre dans le secteur du stationnement, largement dominé par l’informel. En effet, les gardiens font la loi en imposant des tarifs exorbitants (allant parfois jusqu’à 20 DH/jour) dans certaines zones. Ces derniers agissent souvent dans l’illégalité et sans autorisations. Le projet prend forme malgré la résistance acharnée des gardiens, qui se sont organisés en association. Ces derniers organisent une série de sit-in de protestation depuis début 2015 (cf.édition du 30 janvier 2015), en invoquant surtout leur situation sociale vulnérable.  
    «Nous avons proposé aux gardiens recensés de présenter leurs dossiers (avec copie de la CIN, certificat de vie et fiche anthropométrique) à l’arrondissement pour les transmettre à Casa-Dev en vue de leur recrutement, mais ces derniers traînent toujours les pieds», poursuit la même source à l’arrondissement. Des solutions sont également envisagées pour ceux qui détiennent des autorisations, mais qui ne peuvent être recrutés pour diverses raisons (handicapés, personnes âgées, veuves …). D’autres solutions leur sont proposées. Outre la possibilité de recruter leur progéniture, ils pourront exercer des activités génératrices de revenus  (avec l’appui de l’INDH).  
    Quant aux résidents et salariés des zones concernées, ils auront droit à des formules avantageuses. «Nous sommes en train de négocier avec Casa-Dev la mise en place d’un abonnement à 50 DH/mois, valable non seulement sur le périmètre de résidence, mais aussi sur l’ensemble du territoire où opère la SDL», annonce-t-on auprès de l’arrondissement Maârif. A noter qu’après les boulevards El Massira et Roosevelt, ce sera le tour d’autres artères d’accueillir les horodateurs, dont Zerktouni, 2 Mars, Gandhi, Bir Anzarane, Roudani, Yaâcoub El Mansour…
    Aziza EL AFFAS

     

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