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    France: La reprise sera bien là en 2016

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    Croissance résistante, baisse du chômage … l’Insee optimiste
    Reprise de la consommation et des investissements
    Un impact positif sur les exportations

    L’économie française serait pénalisée par les conséquences des attentats fin 2015 mais reprendrait de l’élan début 2016. Dans sa note de conjoncture de décembre, l’Insee dresse des perspectives plutôt optimistes pour la France, l’un des principaux partenaires économiques du Maroc. Au total, l’économie accélérerait au premier trimestre 2016 (+0,4%), en conservant ce rythme au deuxième trimestre. Après une année de reprise modérée en 2015 (+1,1%), l’acquis de croissance pour l’année prochaine atteindrait presque ce niveau au premier semestre (+1%). Un euro déprécié et un pétrole peu cher …  sont autant de facteurs qui contribueraient à cette croissance certes poussive, mais bien réelle. Le gouvernement table lui sur une croissance de 1,1% en 2015. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité continueraient d’enrichir la croissance en emplois, relèvent les experts de l’Insee. Il est prévu que l’emploi marchand continuerait de progresser d’ici juin 2016. En tenant compte des branches non marchandes, l’emploi total progresserait plus vite que la population active. Interviendrait alors la fameuse inversion de la courbe du chômage. Le taux de chômage baisserait, compensant sa hausse récente pour atteindre en France 10,4% mi-2016, soit son niveau de mi-2015. Pour accélérer le mouvement, le gouvernement annoncera en janvier des mesures nouvelles en faveur de l’emploi dont un plan sur la formation des chômeurs et un soutien à l’apprentissage. Pour l’Insee, les conditions sont favorables à un redémarrage de l’investissement. L’amélioration du climat des affaires provient de l’industrie, du commerce mais également des services marchands. En revanche, le climat des affaires reste encore dégradé dans le bâtiment. Par ailleurs, la situation financière des entreprises, qui s’est déjà fortement redressée en 2015, s’approcherait encore un peu plus de sa moyenne d’avant-crise. Les perspectives de demande sont plus affirmées et leurs dépenses d’investissement productif resteraient soutenues. Toutefois, les experts de Natixis tempèrent, «la pression fiscale sur les entreprises françaises est trop élevée par rapport à celle des autres pays de la zone euro, ce qui décourage l’investissement et l’emploi».
    D’ici mi-2016, la bonne tenue de l’activité dans la zone euro et la baisse de la monnaie unique soutiendraient à nouveau les exportations françaises. Elles progresseraient quasiment au même rythme que le commerce mondial: +0,7% fin 2015 puis +0,9% et +1% aux deux premiers trimestres 2016. Pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis: «La France a bénéficié d’une forte amélioration de sa compétitivité-coût». Les coûts de production des entreprises industrielles sont maintenant 8% plus bas en France qu’en Allemagne.
    Fatim-Zahra TOHRY
     

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