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    International

    Que change la remontée des taux de la Fed

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    Nouvelle appréciation du dollar par rapport à l’euro
    Impact sur la dette du Trésor libellée en dollars

    Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale (Fed), devrait se livrer à un exercice d’équilibriste pour s’engager dans des hausses progressives (Ph. AFP)

    Comment et à quelle vitesse la hausse des taux d’intérêt par la Banque centrale américaine (Fed) va-t-elle se poursuivre? C’est la question que se posent les analystes surtout que les marchés ont bien anticipé la première hausse des taux.
    Ce qui est sûr, c’est que sa présidente Janet Yellen devrait se livrer à un exercice d’équilibriste. Tout dépendra de la conjoncture économique. La croissance des Etats-Unis ne devrait pas dépasser 2,1% en 2015 après 2,4% en 2014. Aussi, l’inflation est atone (0,2% sur un an), compactée par la baisse des prix du pétrole et l’appréciation du dollar. Ce qui rend les importations américaines moins chères.
    Le relèvement des taux de la Fed devrait conduire à une nouvelle appréciation du dollar par rapport à l’euro. Il faut s’attendre donc à deux conséquences. La  production européenne sera moins chère et plus compétitive, ce qui devrait, en principe, favoriser les exportations. En revanche, les importations d’hydrocarbures (qui se règlent en dollar) vont devenir plus coûteuses.
    Avec la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, il faudrait s’attendre à un impact sur la dette marocaine libellée en dollars. Aussi, une remontée des prix agricoles et un dollar fort pourraient alourdir la facture du Maroc.
    Début 2015, la Banque centrale européenne a ouvert les vannes monétaires, la Réserve fédérale américaine clôt l’année en s’engageant avec prudence sur la voie de la hausse des taux.
    Pour des pays  émergents comme le Brésil, la Russie ou encore la Chine, ils devront faire face aux pressions.  Leur monnaie a également commencé à perdre de la valeur par rapport au dollar. Ce qui risque de poser des risques aux entreprises qui ont contracté des emprunts libellés en dollars.
    Confrontée à une inflation faible dans la zone euro, la Banque centrale européenne a décidé d’allonger la durée de son programme d’achats massifs de titres incluant des dettes publiques et d’abaisser de nouveau en territoire négatif le taux de facilité de dépôt. Les économistes de l’Insee précisent dans leur note de conjoncture de décembre que «les politiques monétaires divergent encore et l’anticipation de ces décisions a entraîné une nouvelle dépréciation de la monnaie unique à 1,08 dollar pour 1 euro début décembre 2015 (contre 1,12 dollar pour 1 euro en octobre)». De même «les taux d’intérêt restent bas fin 2015 dans la zone, les taux souverains français à 10 ans sont quasi stables autour de 1%».
    F. Z. T.

     

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