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International

Fusion Shell/BG Group: Près de 2.800 postes à supprimer

Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
Il s’agit de près de 3% des effectifs globaux du futur groupe
Objectif: atteindre 3,5 milliards de dollars de synergies
L’opération finalisée début 2016

La fusion BG Group et Shell qui se profile va induire un gros plan social. Près de 2.800 postes pourraient être supprimés. Ils s’ajoutent aux 7.500 suppressions déjà annoncées par Shell (Ph. DR)

La fusion BG Group et Royal Dutch Shell devrait se traduire par la suppression de quelque 2.800 suppressions d'emplois. Il s’agirait de près de 3% des effectifs totaux du futur groupe fusionné. L’annonce des projets de restructuration du groupe anglo-néerlandais a été faite hier. Ce plan social s’ajoute aux 7.500 suppressions d'emplois déjà annoncées parmi les employés de Shell et ses sous-traitants directs suite à la baisse des cours du pétrole. Pour le géant du pétrole ces mesures supplémentaires seront «nécessaires pour atteindre l'objectif de 3,5 milliards de dollars de synergies avant impôt espérées du rapprochement des deux entreprises». Concrètement, Shell sera absorbé par BG Group. S’en suivra, une réorganisation des bureaux qui «sera mise en œuvre là où ce sera jugé pratique à travers le monde», explique le géant pétrolier qui précise «encore vouloir se pencher l'an prochain sur une rationalisation de l'implantation de ses bureaux au Royaume-Uni».
Le groupe a attendu l’obtention du feu vert réglementaire de la Chine pour la fusion pour annoncer ce plan social. L’aval des autorités chinoises constituait la dernière étape réglementaire dans le rapprochement des deux producteurs d'hydrocarbures après les autorisations déjà accordées en Australie, au Brésil et dans l'Union européenne. L’opération de fusion qui doit être finalisée en début d'année prochaine passera une étape de validation supplémentaire, celle des actionnaires. Ce qui devrait être une simple formalité. Ben van Beurden, DG du groupe anglo-néerlandais, se dit ravi que toutes les approbations pré-conditionnelles nécessaires pour avancer vers la prochaine étape ont été obtenues. Pour lui, il s’agit d’une opération stratégique «qui rendra Shell plus rentable et solide dans un monde où les prix du gaz et du pétrole pourraient rester bas pendant longtemps».
M. A. B.
 

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