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    International

    OMC: Le cycle de Doha à nouveau relancé

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Le cap est mis sur Nairobi du 15 au 18 décembre
    Réglementation, subventions, barrières douanières … au menu
    Le terrain a déjà été balisé à Marrakech

    Après Marrakech où l’OMC a fêté ses 20 ans, cap sur Nairobi où se réunira du 15 au 18 décembre une conférence ministérielle. L’avenir du cycle de Doha et les grandes thématiques de la concurrence à l’exportation, le paquet pour les pays les moins avancés (PMA) restent parmi les éléments à débattre. Roberto Azevêdo, le directeur général de l’OMC, défend les vertus des négociations multilatérales (Ph. L’Economiste)

    C'est à Marrakech que l’OMC avait fêté ses 20 ans. Cette fois-ci les 162 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce se réuniront du 15 au 18 décembre à Nairobi pour une conférence ministérielle. Le Liberia et l’Afghanistan sont les deux  nouveaux membres qui vont signer leur acte d’adhésion. Le choix du Kenya n’est pas fortuit puisque ce pays vient de ratifier le nouvel Accord sur la facilitation des échanges, une semaine avant d’accueillir la réunion de haut niveau de l’OMC.
    Les ministres vont se retrouver à nouveau avec le même dossier sur la table: le cycle de Doha dans l’impasse depuis 14 ans. Ce cycle a pour objectif de libéraliser le commerce mondial sur une base multilatérale, avec des bénéfices particuliers pour les pays en développement. Mais les négociations piétinent toujours. Les fronts sont divisés entre ceux qui veulent continuer à négocier et ceux qui veulent débattre d’autres sujets comme la révision de la liste des pays en développement. Face à l’échec du cycle de Doha, plusieurs pays se sont lancés dans des négociations régionales ou entre régions, comme le traité Europe Amérique du Nord en cours de négociation. Outre le cycle de Doha, l’OMC traite de plusieurs sujets comme la règlementation, les subventions, les aides publiques outre les barrières douanières ... Il est question de rendre les règles plus simples et transparentes dans les relations commerciales. La situation est telle que «les membres continuent de faire preuve d’une certaine modération dans l’introduction de nouvelles mesures restrictives pour le commerce», relève Roberto Azevêdo, directeur général de l’OMC dans une nouvelle étude sur «les faits nouveaux relatifs au commerce». Ils ont également adopté un nombre record de mesures de facilitation des échanges entre octobre 2014 et octobre 2015. Toutefois des préoccupations sont centrées sur la hausse du nombre de mesures restrictives pour le commerce enregistré depuis 2008.
    Dans la capitale du Kenya, les participants aborderont aussi la concurrence à l’exportation et un accord pourrait être possible. Le défi est de trouver un compromis avec les Américains sur ce dossier.
    Les ministres devraient examiner aussi plusieurs mesures spécifiques destinées aux pays les plus pauvres de la planète et les PMA (pays les moins avancés). En 2014, la croissance économique des PMA s’est élevée à 5,5%, contre 6,1% en 2013, d’après le «Rapport 2015 sur les pays les moins avancés: Transformer l’économie rurale» de la Cnuced (voir détail http://unctad.org).  Ce chiffre devrait continuer de diminuer pour s’établir à 5,2% en 2015. L’agriculture représente 25% de la valeur ajoutée dans l’ensemble des pays les moins avancés. Ce pourcentage est beaucoup moins élevé dans les pays insulaires (12,9%) que dans les pays asiatiques (24,1%) ou dans le groupe formé par les PMA africains et Haïti (25,9%). En 2014, les flux d’investissement étranger direct (IED) à destination des PMA ont augmenté de 4,1% à 23,2 milliards de dollars, mais cinq pays africains seulement (Mozambique, Zambie, République-Unie de Tanzanie, République démocratique du Congo et Guinée équatoriale) ont attiré 58% de ce montant. En 2014, les envois de fonds vers les PMA ont augmenté de 7,1% pour atteindre le niveau sans précédent de 2,4 milliards de dollars.
    F. Z. T.
     

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