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Un conseil économique maroco-burkinabè en cours

Par L'Economiste | Edition N°:4663 Le 08/12/2015 | Partager

«Nous pouvons bénéficier de l'expertise marocaine dans l’agriculture, le Maroc disposant d'un savoir-faire certain pour mobiliser les personnes qui font de l’auto-culture et d’améliorer leurs revenus», explique Hilaire Soulama ambassadeur du Burkina Faso au Maroc (Ph. A.K. )

À peine nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso au Maroc, Hilaire Soulama ambitionne de booster la coopération économique et l’ouvrir sur de nouveaux horizons. Pour atteindre cet objectif il compte sur l’expérience des deux consuls honoraires de son pays au Maroc : Karim Hajji, Directeur de la bourse de Casablanca et Noureddine Bachiri, producteur et distributeur de piment à Berkane.
- L'Economiste: Le Burkina Faso vient d’élire un nouveau président et vous êtes nouvellement nommé au Maroc, comment appréhendez-vous la coopération entre les deux pays?
- Hilaire Soulama:
Le Maroc est un pays ami, qui a su accompagner mon pays durant la période de transition. D’après mon expérience à travers plusieurs Etats africains, votre pays, qui a garanti sa stabilité sociale et démocratique, est en train de réussir sa conversion en pays émergent. Ce que je vois comme investissements et infrastructures à Tanger, Casablanca et Berkane est encourageant et peut servir d’exemple. Le Roi Mohammed VI fait de la coopération sud-sud l’une de ses préoccupations majeures, et défend la cause africaine en expliquant que notre continent a besoin de partenariats équitables. Il voit juste car le taux de croissance se réalise actuellement en Afrique.
Les relations entre nos deux pays sont plus que favorables. Le Maroc accompagne le Burkina dans le développement de plusieurs secteurs, comme celui des banques, assurances, agriculture, télécoms, immobilier ou encore formation. En matière de formation justement, l'aide du Maroc se concrétise à travers l'octroi de 50 bourses d’études supérieures chaque année,ce qui contribue à renforcer les compétences des cadres burkinabè. Idem du côté de la coopération militaire, où le Maroc participe à la formation de nos officiers. Et par dessus tout, le Maroc nous propose ses hôpitaux pour l’évacuation de nos malades.
- Ces relations sont appelées à s’améliorer, comment les consolider?
- Les relations entre nos pays sont fortes politiquement. En termes d’échanges économiques, elles ne sont pas à la hauteur de nos aspirations, mais je compte sur nos deux consuls honoraires pour les améliorer. L’investissement dans le gingembre, qui est un exemple de cette coopération, profite directement aux paysans qui le cultivent. Les hommes d’affaires sont appelés à identifier des domaines profitables pour que l’économique soit au diapason du politique. Dans notre pays où la sécheresse menace, il est primordial de faire des forages et d’améliorer la production agricole. Et nous pouvons bénéficier de l'expertise marocaine dans l’agriculture, le Maroc disposant d'un savoir-faire certain pour mobiliser les personnes qui font de l’auto-culture et d’améliorer leurs revenus. Idem pour l’extraction et l’exploitation des mines d’or de mon pays. L’échange que je souhaite est une transaction gagnant-gagnant. C’est le cas pour le piment: un produit fortement demandé sur le marché international. L’unité de production Inter-épices (Berkane) et la compagnie burkinabè des épices exploitent un terrain de 500 hectares au Burkina Faso. Elles sont passées d’une production de 200 tonnes à 800 tonnes en deux ans. C’est ce modèle que nous cherchons à dupliquer.
- Cette coopération bénéficie-t-elle d’encouragements?
- Le Maroc et le Burkina Faso ont conclu un accord de libre échange. Un encouragement important pour les sociétés communes. Inter-épices de Berkane ne paie pas les 58% de droits de douane comme cela est le cas des importations en provenance d’Inde ou de Chine. En ouvrant son marché aux produits d’Afrique sans payer de douane le Maroc considère ces produits comme les siens. C’est très profitable pour les pays comme le mien. Les sociétés marocaines peuvent par ailleurs tirer profit de la demande en habitat dans les villes burkinabè estimée à 18.000 logements /an.
Dans le cadre de la CGEM, notre consul honoraire Bachiri travaille sur la création du Conseil économique maroco-burkinabè. Les patronats des deux pays seront appelés, dans ce cadre, à consolider cette coopération. Un voyage d’hommes d’affaires marocains est aussi prévu dans ce cadre.
Propos recueillis par
Ali KHARROUBI
 

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