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    Des tablettes «2 en 1» pour les étudiants

    Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
    Jusqu’à 20% moins chères, également pour les profs, stagiaires de la formation professionnelle…
    Un marché d’environ 1,3 million de bénéficiaires potentiels
    La distribution assurée par 6 opérateurs détenant 90% du marché

    Les tablettes «2 en 1», avec un clavier détachable, permettent à la fois de surfer sur le Net et de produire du contenu. Elles seront disponibles à partir de mi-novembre

    «Mon rêve est d’équiper chaque étudiant d’une tablette», lance à chaque occasion le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. Un premier pas vient d’être franchi dans la concrétisation de ce projet. A partir de mi-novembre, tous les étudiants de l’enseignement supérieur, public et privé, les stagiaires de la formation professionnelle et même toute personne affiliée à l’université (enseignants-chercheurs, cadres administratifs,…) pourront accéder à des tablettes 15 à 20% moins chères que les prix du marché. Soit une population de près de 1,3 million de bénéficiaires potentiels. Une convention a été signée dans ce sens la semaine dernière avec six distributeurs de matériel informatique, sélectionnés à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt. Les six opérateurs (First informatique, Bestmark, Data Plus, Diffazur, DBM, Infodis), représentant 90% du réseau de distribution local, proposeront une gamme de tablettes (marques nationales et étrangères) spécialement conçues pour le programme «Lawhati». «Il s’agira de modèles spécifiques à cette opération, qui n’existent pas sur le marché, avec un contenu pédagogique fourni par le ministère, en collaboration avec ses partenaires technologiques, Microsoft et Intel», précise Anas Bennani, chef du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, en charge du projet. Pour fixer les spécifications techniques des terminaux, plusieurs réunions et focus groups ont été organisés avec des constructeurs, des étudiants, des enseignants, l’ANRT… Des benchmarks ont également été réalisés. Ce qui a nécessité près d’une année de préparation.  
    Les tablettes, «2 en 1», avec un clavier détachable, un pack Windows Office dernière version, seront compatibles à la fois avec des connexions mobile, wifi et via modem. Ce sont des modèles avec deux variantes, A (moins de dix pouces) et A+ (plus de 10 pouces), dont les prix démarrent à 1.800 DH sur le marché. Ils seront évidemment proposés à des tarifs plus avantageux pour la catégorie ciblée, mais contiendront aussi des applications et un espace important de stockage en cloud, gratuitement fourni. «Les tablettes 2 en 1 fonctionnent comme des ordinateurs, elles permettent à la fois de surfer sur le Net et de produire du contenu, avec une suite bureautique, un explorateur, une connexion au Cloud Office 365… Elles sont aussi connectées au store Microsoft qui contient des dizaines de milliers d’applications dans l’éducation, gratuites et payantes», explique Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft Maroc.
    Une grande cérémonie de lancement sera organisée en novembre. Les modalités pratiques pour bénéficier du programme, toujours en cours de finalisation, seront dévoilées un peu plus tôt. Une caravane sera, par ailleurs, initiée par les distributeurs qui tiendront des espaces d’exposition dans 12 universités publiques. «Si nous arrivons à équiper ne serait-ce que 20% des étudiants, ce sera pour nous un succès», confie Bennani.
    Contrairement au programme Injaz, qui permettait de subventionner des PC portables en faveur de certaines catégories (doctorants, ingénieurs), Lawhati ratisse large. Son objectif, généraliser l’usage des TIC dans les universités et développer le partage du savoir et le travail collaboratif. Cela pourrait aussi encourager les enseignants, dont la majorité n’est pas très branchée TIC, à se mettre à l’ère du 2.0 et à moderniser leur approche pédagogique.

    Bientôt de nouvelles IT Academies

    La digitalisation de l’enseignement supérieur au Maroc n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais les initiatives se multiplient. Le ministère de l’Enseignement supérieur a, par exemple, réservé un budget de 128 millions de DH pour la généralisation de l’enseignement à distance, à l’instar du modèle de l’université Cadi Ayyad de Marrakech. Par ailleurs, quatre universités (Marrakech, Rabat, Oujda, Béni Mellal) disposent aujourd’hui de IT Academies proposant des formations en technologies Microsoft. Bientôt, d’autres verront le jour. Le géant informatique a également formé une centaine de professeurs. «L’idée est de généraliser progressivement les Microsoft IT Academies à toutes les universités publiques», relève Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft Maroc. «Nous généraliserons aussi les centres de certification. Les étudiants pourront compléter leur diplôme par une certification reconnue à l’international, et améliorer ainsi leurs chances d’employabilité», poursuit-il. L’expérience a déjà été menée avec l’OFPPT qui dispose de 100 IT Academies et plus de 500 profs formés. L’Office enregistre chaque année 20.000 certifications. Ces trois dernières années, le Maroc est passé de 1.600 certifications Microsoft par an à 180.000.

    Ahlam NAZIH

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