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    Economie

    Assurance agricole: 718.000 ha déjà couverts

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    Il est prévu d’atteindre le million d’hectares à terme
    Seul bémol, les délais d’indemnisation dépassent les six mois

    L’assurance agricole accroche. Depuis la refonte du système,

    Le produit d’assurance «Multirisque climatique» est venu remplacer la garantie de l’Etat contre la sécheresse. La nouvelle police a connu depuis un grand succès auprès des agriculteurs. Aujourd’hui, l’assurance couvre plus de 718.000 ha, soit 70% de l’objectif visé à l’horizon 2015 (1 million d’ha couvert)

    le nombre d’adhérents est en augmentation soutenue. Certes, l’engouement est stimulé par les subventions mais l’impact d’une nouvelle génération d’investisseurs est aussi déterminant. Seulement, le système se caractérise toujours par la lenteur du traitement des dossiers des sinistres et le versement des indemnisations. Surtout lorsqu’il s’agit des catastrophes naturelles.  A titre d’exemple, les victimes des inondations de la fin de l’année dernière sont toujours dans l’attente.  Le versement des indemnisations ne débutera qu’en juin prochain. «Les expertises sont actuellement en cours.  Et dès que la déclaration des communes sinistrées sera faite, les agriculteurs concernés seront indemnisés», explique  Abderrazak Hssaien, directeur du Marché agricole chez Mamda.
    En attendant, les petits agriculteurs voient les saisons défiler. Ce qui pourrait freiner l’engouement des agriculteurs. Ce sont ainsi 30.000 agriculteurs qui sont aujourd’hui couverts contre les risques spécifiques à la céréaliculture. Ils n’étaient que 3.700 avant la mise en place des garanties de l’Etat en 2008. Le  système cible la couverture d’une superficie de 1 million d’hectares à fin 2015.

    Les céréales s’accaparent la part du lion dans la distribution des assurances agricoles. Le produit Multirisques Arboriculture reste le produit le plus attendu par les agriculteurs. Mis en place en 2014, il couvre les pommiers, les agrumes, les oliviers et les amandiers contre les hautes températures, le chergui, la gèle, l’excès d’eau, le gel et les vents violents. Des efforts d’amélioration sont attendus pour cette année

    «Pour le moment, nous avons réalisé plus de 70% de cet objectif», atteste Hssaien. Dans le cadre du plan Maroc Vert, le ministère de l’Agriculture avait élaboré une police d’assurance «Multirisque climatique» afin de couvrir, sur l’ensemble du pays, les récoltes céréalières et légumineuses. Le produit  couvre  plusieurs  risques climatiques: sécheresse, excès d’eau, gel, grêle, vent violent et vent de sable. L’Etat contribue au financement de ce produit à travers le soutien de la prime versée par les agriculteurs, principalement les petits exploitants. La contribution du gouvernement se situe entre 53%  et 90% en fonction du niveau de garantie. Une réhabilitation de l’assurance agricole en vue de sécuriser l’investissement dans le secteur. L’agriculture solidaire est principalement visée. Selon l’agence pour le développement agricole, le bras armé du PMV, le petit agriculteur pourrait assurer son exploitation pour «uniquement» 26 DH/ha. L’approche du PMV a été ainsi différenciée et adaptée à chaque type d’acteur. C’est dans ce sens que la Mamda a décidé d’intégrer l’assurance relative à la filiale arboriculture. Le produit Multirisques Arboriculture, fortement attendu par les agriculteurs, a été mis en place en 2014 et couvre les pommiers, les agrumes, les oliviers et les amandiers contre une multitude de risques liés aux aléas climatiques. En 2015, de nouvelles cultures seront intégrées dans la police d’assurance. Cela concerne les poiriers, les cognassiers, les abricotiers, les pruniers, les pêchers, les nectarines, les cerisiers, les agrumes, les grenadiers et les figuiers. «Nous envisageons une couverture de 50.000 ha en assurance Multirisques Arboriculture», estime Hssaien.

     

                                                                         

    Abderrazak Hssaien,  directeur du Marché agricole chez Mamda

     

    Le produit d’assurance «Multirisques climatiques céréalicultures et légumineuses» a connu un grand succès auprès des agriculteurs depuis 2011, année de sa mise en place où Mamda a couvert plus de 326.000 ha. Au total, 718.000 ha ont été assurés en 2014 contre 470.310 l’année précédente. Avec le produit d’assurance «Multirisque climatique», l’attention a été portée  sur les petits agriculteurs, principaux concernés par l’impact des aléas climatiques.
    La convention conclue avec l’Etat prévoit la prise en charge de 53 à 90% de la prime au profit des petits agriculteurs pour un capital garanti variant entre 300 et 600 DH/ha.
    Le ministère a ensuite décidé d’élargir l’assurance multirisque en 2014, afin de toucher une large cible de productions végétales. La couverture a été étendue à l’arboriculture fruitière (rosacées, oliviers et agrumes).
    Le produit d’assurance est venu remplacer la garantie de l’Etat instaurée en 1994 par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le ministère de l’Economie et des Finances. La Mamda a joué le rôle de gestionnaire des souscriptions et des sinistres facilitant l’accès aux agriculteurs à cette garantie et optimisant le coût de l’Etat par le biais d’un programme de réassurance adapté. Avec plus de 15 ans d’analyse et de recul sur ce programme de garantie contre la sécheresse, nous avons constaté que seul un tiers de l’objectif en termes de superficie a été atteint (100.000 hectares en moyenne par an sur un objectif de 300.000 hectares). Ces conclusions nous permettent d’étoffer l’assurance agricole de produits adaptés au contexte actuel, conformément aux meilleures pratiques au niveau international.

     

     

    Une offre de couverture diversifiée

    Les instruments de gestion des risques mis en place par le ministère de l’Agriculture sont classés selon leur approche face aux risques. D’autant plus que l’activité reste confrontée à une multitude de risques liés aux aléas météorologiques, aux maladies et aux fluctuations des marchés. L’Etat a ainsi établi des programmes de gestion préventive contre les risques climatiques, les risques sanitaires et phytosanitaires. Ces programmes ont été renforcés par des plans d’investissement à moyen et long terme en vue d’atténuer les effets de la raréfaction des ressources en eau. L’objectif étant de favoriser la reconversion des agriculteurs précaires dans des activités à haute valeur ajoutée et moins sensibles au déficit pluviométrique. Mais aussi, suite à la survenance d’inondations et dégâts de crues, l’Etat s’engage à réparer les ouvrages d’irrigation, lancer des campagnes de traitement sanitaire et de vaccination du cheptel, distribuer des aliments de bétail subventionnés (orge, aliments composés…). En cas de pertes des cultures, le ministère aide à la reconversion des exploitations par l’acquisition et la distribution de semences et d’intrants subventionnés.

    A. Lo
     

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