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Analyse

Défis de l’environnement
Le Plan d’investissement vert sur la table

Par L'Economiste | Edition N°:4510 Le 22/04/2015 | Partager
25 milliards de dollars d’ici 2030
Un créneau pour la coopération Sud-Sud
Un quota du Fonds vert pour l’Afrique

 Le Maroc ne lésine pas sur les moyens pour faire face aux changements climatiques. Plus de 25 milliards de dollars seront mobilisés d’ici 2030 pour mettre en place des projets destinés à atténuer les effets de l’augmentation des températures et de s’adapter à leurs impacts
 

Tout le gotha de l’environnement mondial reconnaît l’orientation du Maroc vers une économie verte. Un engagement dans la lutte contre les effets des changements climatiques que Rabat n’a plus à démontrer, particulièrement aujourd’hui, Journée internationale de la Terre. La meilleure preuve réside dans l’élaboration du plan d’investissement vert, qui nécessitera la mobilisation de 25 milliards de dollars d’ici 2030.
Une partie de cette enveloppe sera mobilisée par l’Etat et les investisseurs privés locaux et étrangers. L’engouement international pour les énergies renouvelables est là pour le rappeler. En outre, ce plan d’investissement pourrait  drainer des financements internationaux. Ainsi, le Fonds vert pour le climat, doté annuellement de 10 milliards de dollars, a choisi de financer des projets marocains qui s’inscrivent dans le cadre de la croissance verte. A partir de 2020, ce Fonds sera doté d’une enveloppe de 100 milliards de dollars. Mais d’autres bailleurs de fonds pourraient mettre la main à la poche comme notamment le Fonds d’adaptation et le Fonds mondial de l’environnement. En tout cas, la réalisation de ce plan aura des retombées en matière de changements climatiques. Ainsi, rien que la partie énergie, qui requiert près de 15,4 milliards de dollars, permettra une réduction de gaz à effet de serre de l’ordre de 147 millions de tonnes équivalent CO2 d’ici 2030. Le plan a également mesuré les retombées des investissements sectoriels sur les changements climatiques.
Pour le ministère de tutelle, ce plan permet d’enclencher une «transition vers une économie verte sobre en carbone». Pour y arriver, trois moteurs sont mis en en route: la mobilisation de l’Etat, l’attractivité du secteur privé et la prise de conscience générale. C’est le prix à payer si l’on veut se positionner comme leader dans la région. D’ailleurs, Hakima El Haité a su surfer sur la vague, en développant  une dimension africaine de son département. La ministre a inscrit son action dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud, initiée par le Souverain à travers ses multiples visites dans le continent. «C’est un chantier énorme pour la création de valeur ajoutée et d’emplois», souligne la ministre qui rappelle la coopération en la matière sollicitée par plusieurs pays, notamment l’Angola, la Tanzanie, le Soudan, le Burundi et la Mauritanie.
D’ailleurs, la ministre fait valoir la réunion de Marrakech avec la présence de plusieurs ministres africains et hauts responsables internationaux dans le domaine. Cette réunion de travail a débouché sur l’«appel de Marrakech», un document comportant une série de recommandations qu’il faudra affiner lors d’une prochaine rencontre avant le Sommet du climat qui se tiendra à Paris en décembre prochain. La recommandation phare  porte sur la nécessité de réserver un quota du Fonds vert pour l’Afrique. «L’expérience a montré que ce sont les grandes puissances qui ont le plus profité de cette manne», note la ministre. De même, «l’approche genre doit être intégrée dans l’accord de Paris puisque les changements climatiques touchent spécialement les femmes», rappelle Hakima El Haité, qui  est mobilisée pour marquer la COP 21. Et accueillir la COP 22.

Une Fondation multi-tâches

La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, présidée par la princesse Lalla Hasnaa, est très active sur le terrain. Depuis sa création en 2001, elle a placé  l’éducation et la sensibilisation au cœur de sa stratégie. La Fondation a initié plusieurs programmes phares. Celui consacré aux «plages propres» a donné lieu à la mise en place du label Pavillon bleu. A son actif également, les jeunes reporters pour l’environnement, programme destiné aux lycéens et les «Eco-écoles» pour les établissements du primaire. Elle s’est aussi distinguée par un travail dans la restauration des parcs et jardins historiques. Ainsi, elle a procédé à la rénovation  des jardins exotiques de Bouknadel, Arsat Moulay Abdeslam à Marrakech, Jnane Sbil à Fès et l’Ermitage à Casablanca. La Fondation s’est égalemnt investie dans le tourisme responsable avec la «Clé verte».

Mohamed CHAOUI

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