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    Analyse

    Défis de l’environnement
    La forêt résiste encore au béton

    Par L'Economiste | Edition N°:4510 Le 22/04/2015 | Partager
    Il s’agit de l’un des domaines les plus protégés
    Procédure compliquée pour la cession de terrains forestiers
    Plus de 5.700 hectares mobilisés pour des projets touristiques et d’habitat

    La cession des terrains relevant du domaine forestier est encadrée par une série de conditions dissuasives et n’est possible que selon deux modalités: soit la distraction pour utilité publique ou l’échange de terrain, valeur contre valeur

    C’est l’un des principaux défis de l’urbanisation galopante. La protection des espaces verts face à l’extension des zones résidentielles ou d’activités économiques constitue un impératif pour préserver l’équilibre écologique. Plusieurs ONG s’étaient soulevées pour dénoncer l’envahissement d’espaces verts par des projets de construction. Néanmoins, les espaces forestiers semblent constituer un domaine jusque-là protégé de la course au béton. Car, il s’agit d’un «espace inaliénable, qui bénéficie d’un cadre légal qui en fait le domaine le plus protégé», a expliqué Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts. Ce dispositif de protection maintient quelques exceptions. En effet, «aucune cession n’est possible qu’à travers les deux modalités prévues par la loi, à savoir la distraction pour utilité publique, ou l’échange immobilier lorsque l’espace forestier a perdu sa vocation initiale», a expliqué Lhafi. Mieux, la mobilisation des terrains forestiers pour des besoins d’investissement n’est possible qu’en répondant à trois conditions. Il s’agit de l’absence d’autres alternatives, la réalisation d’une étude d’impact environnemental et l’obtention du feu vert du Centre régional d’investissement. Ce dernier doit mettre en avant l’opportunité économique et sociale du projet. Ainsi, en matière d’échange immobilier, le Haut commissariat aux eaux et forêts a procédé, selon les dernières statistiques, à la cession de 1.642 hectares du domaine forestier, contre 2.569 hectares qui ont été incorporés en remplacement. Il s’agit d’un échange, valeur contre valeur, fixé par des commissions d’expertise prévues par la loi. Au niveau des distractions pour utilité publique, près de 4.100 hectares ont été mobilisés, pour des recettes de plus de 460 millions de DH, destinés à l’acquisition de terrains à reboiser. Ces opérations ont porté sur des projets touristiques (60%) et d’habitat (40%).
    M. A. M.

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