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    Alstom au Club de L’Economiste
    «Nous serons sur les prochains projets du plan solaire»

    Par L'Economiste | Edition N°:4506 Le 16/04/2015 | Partager

    Pour Alexis de Beaumont, vice-président région EMA – Wind, chez Alstom Power, le groupe est sur une approche de promotion d’écosystèmes industriels autour de ses projets phares au Maroc et dans le monde

    Plus connu pour ses activités transport, Alstom opère dans le marché local des énergies renouvelables depuis plusieurs années déjà. 61 éoliennes du groupe français tournent depuis 2012 sur le site d’Akhfennir, développé en consortium avec EDF-Energies Renouvelables (EN) pour le compte de Nareva, filiale de la SNI. Alstom est aussi présent dans l’hydroélectrique au Maroc (Step d’Afourer), le thermique (Centrale de Jorf Lasfar)… et sans doute le CSP dans quelques années. Le groupe est en lice pour plusieurs marchés au Maroc portant sur la technologie du solaire. Les échecs sur Noor I et III n’ont pas refroidi les ambitions du groupe français.
    - L’Economiste: Quels sont aujourd’hui vos acquis sur le segment du renouvelable au Maroc?
    - Alexis de Beaumont:
    Nous avons particulièrement développé notre activité éolienne dans un certain nombre de marchés importants. Nous avons une approche ciblée sur ces marchés, c’est-à-dire que nous avons déterminé un certain nombre de marchés prioritaires sur lesquels nous faisons peser nos efforts. Le Maroc a une place toute particulière dans la région. Notre intérêt pour ce marché ne date pas d’aujourd’hui, notamment sur le segment de l’éolien. Nous y avons construit notre premier parc en 2010 au Sud, à Akhfennir, en partenariat avec Nareva. Ce parc est opérationnel depuis 2012. En parallèle, nous avons travaillé sur un certain nombre de marchés dont celui de Taza (150 MW), suite à un appel d’offres de l’ONEE. Ce projet a été remporté par EDF-EN qui utilisera justement nos éoliennes sur ce site.  Nous avons aussi participé à l’appel d’offres de repowering du site de Koudia Al Baida, dans la région de Tanger, développé par le groupe français Theolia (Nldr : de 50 à 100MW). Nous sommes donc très actifs sur ce segment depuis l’opération portant sur la réalisation du parc d’Afkhennir. Nous continuons aujourd’hui à travailler sur plusieurs offres, notamment celle des 850MW lancée par l’ONEE. Nous sommes en consortium avec EDF-EN sur ce projet.
    - Mais sur le site d’Akhfennir, Nareva n’a pas refait appel à Alstom pour l’extension du site…
    - Nareva serait peut-être mieux placée pour répondre à cette question. Du point de vue de l’exécution de la 1re phase du projet, je peux tout de même vous assurer que nous sommes dans tous nos objectifs, aussi bien en termes de livrables que de performances et de disponibilité des éoliennes. Nous sommes sur des niveaux de standards très élevés sur ce site. Nous y avons fait une réalisation exemplaire, qui est d’ailleurs l’un de nos meilleurs benchmarks non seulement au niveau africain, mais aussi en Europe. Nous avons créé un certain nombre de conditions pour une présence dans la durée sur ce projet et au Maroc, que ce soit avec Nareva ou d’autres acteurs.
    - Le constat est que Alstom ne parvient pas encore à percer sur le solaire, au Maroc, contrairement à l’éolien. Avez-vous toujours de l’ambition sur ce créneau?
    - Nous avions participé aux premiers appels d’offres en effet, toujours avec EDF EN en tant que chef de file. Nous étions relativement très bien placés sur Noor III. Après, c’est le fait de combiner les deux appels d’offres (Noor II et Noor III), qui n’a pas été quelque chose de positif pour nous dans le cadre de l’évaluation des propositions.  Nous avions une offre CSP à Tour très compétitive. Sur Noor IV, par contre, nous ne comptons pas participer à l’appel à concurrence. Nous comptons tout de même nous aligner pour les projets des autres centrales CSP prévues par le plan solaire marocain. Nous sommes davantage portés sur le CSP que sur le photovoltaïque. Cela est sans doute lié à notre grande expérience dans le thermique.
    - L’intégration industrielle est une priorité stratégique. Comment gérez-vous cette donne dans vos projets?
    - Pour un industriel comme Alstom, il est important de s’inscrire dans la durée. Nous avons construit notre présence sur le transport, la production électrique, thermique et hydroélectrique. C’est sur cette même lancée que nous comptons mettre nos solutions à la disposition du programme éolien marocain. Notre objectif est de faire de ce pays une véritable tête de pont de cette filière en Afrique, en créant progressivement un écosystème autour de l’éolien. Nous avons fait appel à un certain nombre de fournisseurs locaux sur le projet d’Akhfennir par exemple, particulièrement dans la maintenance.
    Propos recueillis par
    Safall FALL

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