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    Analyse

    Alstom au Club de L’Economiste
    Cabliance: Comment s’opère la montée en régime

    Par L'Economiste | Edition N°:4506 Le 16/04/2015 | Partager
    Le business plan respecté mais avec 6 mois de retard
    200 emplois créés à fin 2014
    Ecosystèmes : 22 fournisseurs qualifiés sur 300

    Alstom a également investi dans l’externalisation de ses activités de support technique informatique, confiées à Atos. Le management de l’industriel français mise sur le long terme

    C’est pour le moment la seule concrétisation d’un écosystème industriel dans le secteur du transport ferroviaire. Lancée en 2011, Cabliance, la joint venture détenue à parts égales par Alstom et Nexans, reste sur les fondamentaux de départ de son business plan, en dépit de six mois de retard sur ses objectifs. Ce décalage est justifié par des «réglages de démarrage», selon le top management d’Alstom au Maroc. Destinée à la production de faisceaux de câbles pour les besoins des trains et tramways du constructeur français, l’usine de Fès a atteint sa vitesse de croisière et tire, avec elle, tout un tissu industriel local. «Nous avons greffé autour de Cabliance un ensemble d’activités et d’unités de sous-traitance. C’est une espèce d’écosystème de fabrication d’armoires métalliques, de petits équipements et d’organes qui seront ensuite assemblés à l’intérieur des rames», explique Thi-Mai Tran, PDG d’Alstom Maroc. A titre illustratif, une rame double de tramway est sillonnée de 6,4 km de câbles, ce qui correspond à une longueur de 100 mètres de câbles pour 1 mètre de tramway. Concrètement, dans le cadre du partenariat industriel établi entre les deux groupes, Nexans est en charge de la partie opérationnelle. Le géant du câble fournit déjà au Maroc des produits au bâtiment, et de plus en plus à l’industrie aéronautique et automobile. Aujourd’hui, Cabliance a permis la création de près de 200 emplois. «Nous avons toutefois un grand besoin en profils du middle-management», confie la dirigeante. Cabliance ne se limite pas uniquement aux projets locaux du groupe. Ses ambitions sont aussi à l’export. «Nous alimentons tous les sites européens d’Alstom en câblages et armoires métalliques», explique la PDG d’Alstom Maroc. Le site marocain équipe notamment des métros et RER parisiens, le métro de Lyon, des trains régionaux en Suède, en Pologne, en Algérie (à Oran notamment).
    A partir de cette locomotive industrielle, le constructeur français mise surtout sur l’intégration locale de ses activités. «Nous avons multiplié par 6 notre base de fournisseurs depuis la signature de la convention de partenariat avec le gouvernement marocain en 2011», précise la patronne d’Alstom au Maroc. Sur un total de 300 entreprises prospectées depuis 2011, le groupe a pu en qualifier 22, selon les normes internationales les plus à jour de la construction ferroviaire. «Ce ratio industriel est déjà très bon. Cela démontre que la sélectivité est importante dans ce secteur et que nos exigences sont élevées», soutient Thi-Mai Tran. Ce tissu couvre trois grands métiers: la métallurgie (43%), l’électrique (39%) et les équipements d’intérieur (escaliers, aménagements…) à hauteur de 43%. Au lancement du projet, l’industriel français s’était engagé sur une valeur globale cumulée de 400 millions d’euros d’achats à opérer auprès du tissu industriel local, à l’horizon 2020. Le management affirme en être déjà arrivé à la moitié à fin 2014.
    Safall FALL
     

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