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    Les 20 ans de l'OMC

    Les 20 ans de l’OMC
    Changer de paradigmes à Marrakech?

    Par L'Economiste | Edition N°:4500 Le 08/04/2015 | Partager
    300 conférenciers dont 30 ministres engagent le débat
    L’intégration de l’Afrique dans le commerce mondial, le grand défi
    Un accord commercial majeur sera conclu

    Une autre prouesse en toile de fond des accords du GATT, mais cette fois-ci journalistique. L’Economiste, jeune hebdomadaire à l’époque, a assuré quotidiennement et en anglais, la couverture de cet évènement historique de Marrakech

    L’Organisation mondiale du commerce célèbre son 20e anniversaire. Comme pour l’acte de naissance, la grand-messe se tient les 8 et 9 avril à Marrakech, sous le thème: «20 ans de l’OMC: célébration des succès et défis pour l’avenir».
    15 avril 1994. Une date qui a joué un rôle crucial dans l’histoire du commerce mondial, mais aussi du Maroc. Le Royaume, gouverné alors par le Roi défunt Hassan II, accueillait plus de 127 pays, représentés par leurs ministres du Commerce, à Marrakech. Objectif: entériner la dernière mouture des accords du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce). Vingt ans après, c’est la même ville ocre qui accueille l’évènement. Mais cette fois, pour «insuffler une nouvelle dynamique à l’Organisation», s’accordent à dire les organisateurs. Une trentaine de ministres du Commerce africains, le DG de l’OMC, Roberto Azevedo, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, y prendront part. D’autres personnalités de premier plan parmi lesquelles Lionel Zinsou, CEO de PAI Partners, Jaloul Ayed, ancien ministre des Finances de Tunisie et candidat à la présidence de la BAD ainsi qu’une pléiade d’experts et d’organisations internationales.

    Place de choix pour le continent africain

    Au total, ce sont près de 300 conférenciers qui sont attendus. «Et tous les membres de l’OMC veulent rééditer le même succès de Marrakech, avec à la clé la signature d’un nouvel accord commercial majeur», annonce Azedevo.
    Fait marquant et non des moindres, l’évènement fait une place de choix au continent africain. Une conférence spéciale des ministres africains mettra en relief les attentes spécifiques des 42 pays membres de l’Organisation. D’autant plus que la conférence ministérielle va traiter de thèmes portant sur le bilan de l’OMC, sa contribution à la croissance et à l’emploi en Afrique. Mais l’avenir sera au cœur des débats. Comment renforcer les capacités de production et d’exportation du continent? Et  comment assurer son intégration dans l’économie mondiale?  Des interrogations, entre autres, qui feront l’objet d’un panel modéré par le rédacteur en chef de L’Economiste, Mohamed Benabid, avec à la clé d’éminents panélistes comme Hassan Abouyoub, ambassadeur du Maroc en Italie et ex-candidat au poste de DG de l’Organisation. Car, malgré les progrès réalisés en matière de libéralisation du commerce mondial, l’export des pays africains reste handicapé par des barrières non tarifaires et subit de plein fouet la dégradation des termes de l’échange dans la mesure où les flux restent dominés par les matières premières.
    Au programme également, la rencontre du DG de l’OMC, Roberto Azevedo, avec les ministres africains pour sensibiliser sur la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges conclu lors de la conférence ministérielle de Bali, en décembre 2013. Ce qui explique, d’ailleurs, la tenue de la conférence parlementaire organisée conjointement avec le secrétariat de l’organisation. Elle cible l’accélération du processus de ratification de cet  accord, seul résultat du cycle de Doha. Sa mise en application nécessite une masse critique des  deux tiers des membres de l’organisation.
    En tant que membre fondateur de l’organisation, le Maroc reste un fervent  défenseur du système commercial multilatéral et n’a cessé de jouer un rôle de premier ordre dans les travaux de l’OMC, en particulier en ce qui concerne les négociations du cycle de Doha.
    Le Royaume a été coordinateur du groupe africain OMC tout au long de l’année 2013. Groupe qu’il a présidé lors du processus préparatoire de la 9e conférence ministérielle de Bali. Ses efforts ont  permis au groupe des pays africains de jouer un rôle fondamental dans le succès  de la conférence de Bali et la conclusion de l’accord sur la facilitation des  échanges.
    Aujourd’hui, il s’agit d’insuffler une nouvelle dynamique au commerce mondial. Et c’est aussi à Marrakech que devront se dessiner les nouvelles orientations de l’Organisation mondiale du commerce.

    A. G.

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