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    Stratégies/Intelcia: «Prêts pour de nouvelles acquisitions»

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager

    Karim Bernoussi, PDG d’Intelcia
     

    - L’Economiste: La formation des candidats aux centres d’appels au français par l’Ofppt, est-ce la bonne solution?
    - Karim Bernoussi:
    Je pense que la langue française doit être renforcée au primaire et au lycée. Pour parler le français de manière native, on ne peut l’apprendre en formation continue après le Baccalauréat. L’initiative de l’Ofppt est un palliatif qui ne peut avoir que des effets limités. Elle ne permettra pas au Maroc de disposer des centaines de milliers de lauréats parfaitement bilingues nécessaires pour répondre aux besoins du secteur. La France est un pays qui outsource beaucoup d’activités, et qui recèle un grand potentiel de métiers à réaliser en co-localisation. Cela pourrait générer des centaines de milliers d’emplois. Si le Maroc souhaite faire partie du cercle de la francophonie, qui englobe aussi l’Afrique francophone en plein développement, il faut qu’il remédie à cette problématique.

    - Le secteur, très concurrentiel, offre de moins en moins de possibilités de croissance. Comment Intelcia tire son épingle du jeu?
    - Le secteur est en ce moment en difficulté, en raison de la crise des télécoms qui représentent 60% de notre chiffre d’affaires. Les opérateurs ont sensiblement baissé leurs prix et leurs marges se sont effritées. 
    Au Maroc, le secteur croît légèrement, tandis qu’il baisse en France. Cette tendance va continuer tant qu’il n’y a pas de consolidation d’acteurs. Je pense que 2015 sera une année charnière avec une restructuration de l’activité.
    Il est aujourd’hui très difficile de se différencier. Nous ne pouvons nous démarquer qu’à travers nos valeurs, notre aptitude à capter et à garder les meilleurs talents, et notre façon de gérer nos ressources humaines.
      - Vous êtes aujourd’hui contraint à la croissance externe?
    - Avec de la croissance interne, il n’est pas possible de réaliser de grandes performances. Même si vous êtes performant, vous ne pouvez gagner que peu de points. Pour être à la hauteur de notre ambition, c’est-à-dire figurer parmi les 5 premiers acteurs de l’outsourcing dans le monde francophone, nous devrons procéder à des acquisitions. Nous sommes en train d’explorer différentes pistes, à la fois au Maroc, en France et en Afrique. Après les deux acquisitions de 2010 et 2011, et les trois années de consolidation qui ont suivi, nous sommes prêts à repartir. Pour cette année, nous prévoyons une croissance de l’ordre de 10%.
    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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