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    Stratégies/Gros recrutements pour Intelcia

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    1.500 emplois créés au terme de 2015
    8 à 10% de la masse salariale pour la formation des nouvelles recrues
    Le fort taux de turnover au Maroc fait grimper les coûts

    Le bassin de compétences qualifiées étant limité, les spécialistes de l’offshoring ont dû revoir à la baisse leurs exigences quant à la qualité des profils recrutés. En parallèle, ils ont lourdement investi dans la formation de leurs employés qui sont passés en dix ans de 6.000 à près de 68.000

    Se positionner sur le «nearshore haut de gamme», voilà la stratégie des offshorers marocains, dont Intelcia. L’opérateur vient d’ouvrir son 5ème site en France (200 positions), à Orléans, afin d’être au plus proche de ses clients français. Le groupe compte aujourd’hui 9 centres d’appels au Maroc et en France, générant 3.500 emplois, dont près de 1.000 dans l’Hexagone. Il prévoit 500 recrutements d’ici à la mi-avril, et 1.500 au terme de 2015, afin d’accompagner le développement de son activité.
    Les opérateurs, face à une concurrence féroce sur les prix, misent le tout pour le tout sur la qualité de leurs services. Leur principale arme de guerre: les ressources humaines qualifiées. Si en France la question des compétences disponibles sur le marché ne se pose pas, au Maroc la situation devient de plus en plus critique, en raison du faible niveau des candidats en langue française. «Il y a plus de 10 ans nous étions à 20.000 emplois. Actuellement, nous en sommes à plus de 60.000. Donc forcément la qualité moyenne des profils a baissé. Cependant, elle a été compensée par la professionnalisation des acteurs au Maroc», relève Karim Bernoussi, PDG.
    A l’instar des autres opérateurs, Intelcia dispense des formations à l’ensemble de ses recrues, grâce à une structure interne dédiée. Elles peuvent aller de quelques jours à 6 semaines, en fonction de la complexité des prestations (télécoms, santé, assurance,…). Au Maroc, les candidats bénéficient aussi de modules en langue et communication.
    Le groupe investit l’équivalent de 8 à 10% de sa masse salariale dans la formation. «Avec le fort taux de turnover au Maroc, qui va de 2% à 7% par mois, en fonction des types de métier, le coût des prestations est lourdement impacté, puisqu’il faut sans cesse recruter et former de nouveaux profils», regrette Bernoussi, PDG. En France, le taux de turnover est deux fois moins important.
    Pour le moment la situation est tenable, mais elle devient de plus en plus dure à supporter, vu concurrence accrue et la tension sur les prix.
    A.Na

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