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Droits humains: La Corée du Nord au banc des accusés

Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager

La guerre diplomatique entre Washington et Pyongyang arrive au Conseil de sécurité de l’ONU. La Corée du Nord y a subi un feu roulant de critiques, accusée par les Etats-Unis de «faire vivre un cauchemar» à ses citoyens.
A l’occasion de la première réunion du Conseil entièrement consacrée aux droits de l’homme en Corée du Nord, l’ambassadrice américaine, Samantha Power, a mené la charge contre le régime communiste au pouvoir à Pyongyang. Elle a cité des témoignages d’ex-détenus de camps de travail nord-coréens relatant des «atrocités»: prisonniers contraints de survivre en se nourrissant de racines ou de souris, torturés, violés et soumis à des «punitions sadiques». Ces témoignages «montrent que les Nord-Coréens vivent un cauchemar», a-t-elle conclu. Ces exactions représentent «une menace pour la paix et la sécurité internationales», a affirmé Power. Le Conseil «doit parler régulièrement des droits de l’homme en Corée du Nord» après cette première réunion et cela «tant que ces crimes continueront». Elle a recommandé que le Conseil «examine la recommandation» de l’Assemblée générale de l’ONU de saisir la Cour pénale internationale des crimes contre l’humanité commis en Corée du Nord. Des demandes soutenues par d’autres pays occidentaux comme la France, l’Australie ou le Royaume-Uni. Mais selon des diplomates à l’ONU, la Chine, seule alliée de Pyongyang, mettrait son veto à toute saisine de la Cour internationale. La Corée du Nord a répondu aux critiques en brandissant la menace de représailles et a renoncé à participer à la réunion du Conseil. Pour l’ambassadeur sud-coréen Oh Joon, cette réunion avait une résonance particulière: «Des millions de Sud-Coréens ont des proches qui vivent dans le Nord», a-t-il rappelé. «Nous avons le coeur brisé en lisant les témoignages» recueillis par l’ONU. Pour lui, saisir la CPI «n’est pas la seule voie» possible et il faut tenter «une coopération sur les droits de l’homme avec la Corée du Nord». La Chine a tenté de s’opposer à la tenue de cette réunion mais elle a été mise en minorité lors d’un vote de procédure, par onze voix pour, deux contre (Chine et Russie) et deux abstentions (Tchad et Nigeria).


M. L.

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