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    Les Tunisiens attendent «le retour à la normale»

    Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
    Les médias locaux: «Pas de chèque en blanc» au président élu
    La date de l’investiture d’Essebsi pas encore fixée

    Après deux jours violents dans le sud, la rue tunisienne est revenu au calme, excepté des supporters du vainqueur des présidentielles, Essebsi qui ont parcouru les rues pour fêter la première élection démocratique dans le pays

    La Tunisie aura élu son premier leader démocratiquement. En effet, avec sa victoire aux présidentielles, Béji Caid Essebsi, surnommé «BCE» par les médias locaux, devra aujourd’hui s’atteler à la tâche pénible de régénérer les blessures des quatre pénibles années qui ont suivi la révolution.
    Une priorité selon la presse locale.  L’élection démocratique d’un président «sans problème majeur» est une victoire, mais qu’il faudra rester vigilant face à d’éventuels dérapages contre la démocratie. Pour le quotidien tunisois «Le Temps» dont l’Edito de l’édition de mardi 23 décembre s’intitulait «Le message du peuple: pas de chèque en blanc», il n’est pas question d’un retour à la dictature. «D’ailleurs, aucun parti n’est en mesure de prétendre résoudre à lui seul les problèmes du pays ni de relever les défis du futur», écrit le journal. Dans le  même ordre d’idées, le quotidien tunisien Assabah relève que les Tunisiens devraient dépasser la parenthèse des élections présidentielles et se préparer pour relever les défis du développement et de la sécurité du pays. Pareil pour le quotidien francophone «La Presse de Tunisie» qui, dans son Editorial, appelle le nouveau président à donner un message de la «confiance, de l’exemplarité et de l’espoir», sans lesquels l’unité de la nation se trouverait menacée. D’ailleurs, pour le journal, le pays a faillit perdre cette unité «à cause des divisions partisanes et même dogmatiques». N’empêche, pour quelques supports comme «Achourouk», la priorité a été de flageller le président sortant, Moncef Marzouki le traitant de «faux militant» et d’imposteur
    En tout cas, avant de présenter son plan d’action, Essebsi, dont le parti a remporté également les législatives en octobre, va désormais devoir constituer une coalition pour gouverner, faute de majorité absolue. Pour s’assurer la majorité, il devrait composer avec les islamistes du parti Ennahda. Malgré leurs différences fondamentales, les deux partis devront trouver un compromis sans grande difficulté. Avant cela, BCE devrait démissionner de la présidence de son parti, Nidaa Tounès, conformément à la Constitution tunisienne, adoptée en début 2014.  D’ailleurs, celle-ci, pour éviter tout retour en arrière, limite les prérogatives du chef de l’Etat, l’essentiel du pouvoir exécutif reposant sur le gouvernement responsable devant le Parlement.
    La communauté internationale n’a pas tardé à féliciter le président gagnant, à commencer par le Roi Mohammed VI et les présidents américain et égyptien, Barack Obama et Abdel Fattah al-Sissi. Idem pour l’Union européenne qui a estimé que «les Tunisiens ont écrit une page historique dans la transition démocratique du pays». L’Iran a salué la «consolidation du processus démocratique» du pays, tandis que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a estimé que «la Tunisie a donné au monde un bel exemple de ce qui peut se faire grâce à l’attachement à la démocratie, au consensus et à un processus politique ouvert».

     

    Mehdi LAHDIDI

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