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    International

    Moscou fait tout pour sauver les meubles

    Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
    Perche tendue à une grosse banque menacée de faillite
    Soutien aux compagnies aériennes
    Restrictions sur les exportations de blé

    Moscou tente de soutenir le secteur bancaire. En effet, la banque Trust a été mise sous tutelle d’urgence par la banque centrale pour lui éviter la faillite

    Face aux conséquences de l’effondrement du rouble, Moscou opte pour des mesures d’urgence. Elle essaie d’abord de soutenir le secteur bancaire. En effet, la banque Trust (29e du pays en termes d’actifs et 15e au niveau de dépôts des particuliers) a été mise sous tutelle de la banque centrale pour lui éviter la faillite.
    La presse étrangère rapporte que «l’établissement va être renfloué à hauteur de 430 millions d’euros. Cela devrait éviter toute répercussion sur les clients, en attendant qu’un repreneur soit choisi». D’autres informations font référence à la Banque de Russie qui s’est trouvée «déstabilisée par la ruée des épargnants sur les devises étrangères ces dernières semaines, à l’origine d’un important retrait de liquidités».
    Avec plus de 800 établissements, le secteur bancaire est jugé vulnérable. Les premières mesures annoncées récemment par les autorités visent justement à assurer la stabilité financière avec notamment une recapitalisation du secteur de près de 13 milliards d’euros. Comme réaction, Sberbank (la première banque du pays) a relevé aussi les taux de ses crédits immobiliers. Elle a également augmenté l’apport minimal exigé et suspendu l’octroi de certains prêts qui ne relevaient pas de son corps de métier, comme les crédits automobiles.
    A part le secteur bancaire, d’autres activités économiques cherchent le salut. C’est le cas des Compagnies aériennes en difficultés. Peinant à se financer, Transaero et Utair (deux des trois premières compagnies aériennes russes) ont appelé à l’aide de l’Etat. Elles sont de surcroît dépassées par l’explosion des paiements des contrats de location-bail des avions. Le gouvernement a aussitôt annoncé accorder des garanties sur crédits et de nouvelles subventions sur les lignes intérieures.
    Le secteur informatique réagit mal aussi.  Le fabricant Apple a appliqué sa deuxième hausse en deux mois (+70% au total) des prix de ses iPhone et MacBook, appréciés pourtant par la classe moyenne des grandes villes.
    Côté alimentaire, les autorités s’inquiètent aussi de la hausse des prix du blé et du pain. Une situation qui est paradoxale après une récolte de céréales parmi les plus abondantes (104 millions de tonnes). Les analystes avancent plusieurs explications.
    D’abord, «les agriculteurs ont intérêt à vendre à l’extérieur du pays, en dollars, au détriment du marché russe, puis le gouvernement a imposé des barrières douanières pour réduire les exportations».
    Chez les agrumiculteurs marocains l’effet rouble malmène l’export. Depuis quelques années en effet, le marché russe absorbe plus de 60% de nos exportations d’agrumes. Une situation que de nombreux producteurs qualifient de «dangereuse». Car elle résulte d’une perte de parts de marché sur l’Union européenne. Avec la dégringolade de la monnaie russe, ces mêmes milieux producteurs s’attendent déjà à une baisse des volumes. Mais ce qu’ils redoutent le plus, c’est le défaut de paiement de leurs gros clients atteints de plein fouet par la dépréciation du rouble et une économie au ralenti (voir notre analyse N°4425, du lundi 22 décembre 2014 «La chute du rouble malmène l’export des agrumes»).

    50 milliards de dollars sur le marché

    AUX dernières nouvelles, le gouvernement russe a ordonné aux grandes sociétés publiques exportatrices (essentiellement des producteurs d’hydrocarbures) de vendre une partie de leurs réserves de devises pour soutenir le rouble. Ce qui pourrait représenter jusqu’à 50 milliards de dollars, d’après la presse Russe. La directive a été adressée au groupe gazier Gazprom, aux pétroliers Rosneft et Zaroubejneft et aux producteurs de diamants Alrosa et Kristall.
    Certains économistes prédisent une chute de 5% du PIB l’année prochaine et une inflation jusqu’à 20%. D’après les projections du FMI, le PIB de la Russie va rester stable en 2014 (0,2%) et connaîtra en 2015 une croissance modérée au rythme de 0,5%. Ceci grâce à une moindre baisse des investissements et à une hausse des exportations hors énergie.

    F. Z. T.

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