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Competences & rh

Actu/Les cadres rêvent d’une carrière à l’international

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
73% sont intéressés par une expatriation, selon une récente étude
Les Africains, eux, sont tentés par le marché de l’emploi marocain
Notre système de formation apprécié sur le continent, malgré tout

Les cadres marocains sont nombreux à rêver d’une carrière à l’international.

La majorité des sondés par l’AMMC pense que les ressources humaines marocaines sont hautement qualifiées. Les Marocains et les Maghrébins sont, cependant, plus critiques que les autres. Un peu plus de la moitié des Marocains et des Maghrébins voit d’un bon œil les RH marocaines. Contre 69% des ressortissants d’Afrique francophone et 63% de ceux d’Afrique anglophone

C’est ce que révèle l’étude sur l’image du Maroc en Afrique, que vient de réaliser l’Association marocaine du marketing et de la communication (AMMC) auprès de 2.111 Africains (50 pays), dont une majorité de cadres (69%). La proportion est importante, 73% des sondés au Maroc sont intéressés par une expatriation en vue de chercher de nouvelles opportunités. Cela confirme ce que d’autres études ont déjà relevé, notamment celle de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM), finalisée en février 2013. Selon l’étude couvrant 2.600 migrants potentiels, 42% (dont 44% de salariés) souhaitent partir travailler à l’étranger, surtout parmi les 18-25 ans. Seuls 22% disposent des moyens nécessaires pour réaliser leur projet.
La tendance se ressent aussi au niveau des contrats d’insertion à l’international offerts par l’Anapec, qui sont montés en flèche sur les dix dernières années (voir illustration).
Pourquoi donc une telle envie de quitter le Maroc? Les raisons sont multiples. Même si la croissance du PIB marocain reste «honorable» comparée à la moyenne mondiale, elle demeure peu génératrice de d’emplois. En 2013, seulement 114.000 postes ont été créés, alors que le stock de demandes d’emploi était de plus de 1 million. Les nouveaux arrivants sur le marché du travail étaient estimés à  122.000 demandeurs, selon le HCP, et les nouveaux diplômés à 180.000 (dont 150.000 lauréats de la formation professionnelle). Le gap entre l’offre et la demande est énorme.
Faute d’opportunités, il est clair que les chercheurs d’emploi, y compris les plus qualifiés, prospecteront ailleurs. Du côté des jeunes fraîchement émoulus, une bonne partie choisit de s’exiler. «18% des jeunes cadres, lauréats des écoles d’ingénieurs et des facultés de médecine, quittent chaque année le Maroc. Cette année, 160 inscrits dans les écoles d’ingénieurs sont partis à l’étranger», confie le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi.

De 2001 à 2008, les insertions d’employés à l’étranger par l’Anapec sont montées en flèche, passant de 130 à 11.550. Mais à partir de 2009, le nombre de contrats à l’international a commencé à baisser, suite à la crise économique et à l’instabilité politique dans la région Mena. En 2013, les contrats sont descendus à 2.773, mais le niveau reste bien supérieur à celui de 2001

Les conditions de travail au Maroc sont également, bien souvent, loin d’être attractives. A titre d’exemple, la part des jeunes exerçant sans contrat de travail dans le secteur privé est estimée à 80%, selon l’Anapec. La part de ceux travaillant sans être rémunérés s’élève à 40%. Sans compter les différents travers du marché de l’emploi, où seulement 30% de la population active bénéficie d’une couverture sociale (10% parmi les jeunes).
L’herbe est décidément toujours plus verte ailleurs. Les Africains, eux, sont tentés par une carrière au Maroc pour quelques années. 76% des Maghrébins, 82% des ressortissants des pays d’Afrique francophone et 87% de ceux d’Afrique anglophone manifestent leur intérêt. Ce qui consacre le nouveau statut du Maroc comme terre d’immigration, et non plus seulement de transit vers l’Europe. 
Le système de formation marocain aussi semble séduire, surtout auprès des populations subsahariennes. 82% des sondés d’Afrique francophone pensent que les formations supérieures et professionnelles au Maroc sont performantes, contre 75% de ceux issus d’Afrique anglophone et 57% des Maghrébins. D’ailleurs, sur les 4.000 nouveaux inscrits étrangers dans les établissements de l’enseignement supérieur (public et privé) au Maroc en 2013-2014, près de 60% sont originaires d’Afrique. 


Ahlam NAZIH

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