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    Justice

    Affaire Zaz
    Pas de liberté provisoire pour les 12 prévenus

    Par L'Economiste | Edition N°:4391 Le 31/10/2014 | Partager
    Reprise de la grève de la faim… ouverte cette fois-ci!
    L’Agence judiciaire demande le report du procès

    Peine perdue pour la défense qui s’est égosillée à faire valoir la légitimité de ses prétentions. Le tribunal correctionnel de Casablanca a finalement rejeté en ce 29 octobre 2014 la liberté provisoire réclamée. A la barre, 12 prévenus doivent répondre solidairement des mêmes accusations: détournement de trafic télécom à l’international, faux et usage de faux en écriture de commerce, atteinte aux systèmes de traitement automatisés des données… Presque médusés, justiciables et assistance suivent attentivement des débats vifs ponctués par des coups de poing… sur la table: le ton monte et les protestations fusent entre avocats et procureur du Roi. Le président, Mustapha Belhmidi, tente comme il peut d’éteindre le feu! Lui qui face à la défense s’est engagé, volontairement ou pas, dans un bras de fer.
    Un procès est d’abord un théâtre. L’affaire Zaz ne fait pas exception. Etant ce qu’elle est, la mise en scène judiciaire veut que chaque acteur impose sa prestation dans un procès très suivi médiatiquement. Les uns pour justifier leurs honoraires, les autres pour affirmer leur autorité. Le tout sous l’œil scrutateur de la presse et à qui on a réservé un banc. Le tableau est loin d’être complet. Sous forme de croix, certaines personnes poursuivies se sont muselées avec du ruban adhésif rouge. L’ex-patron de Wana, Karim Zaz, avec quelques autres, ne s’est pas joint à l’acte symbolique. Celui-ci se veut un moyen de contester une détention qualifiée «d’abusive» par la défense (voir ci-contre).
    Depuis le 4 mars 2014, les prévenus logent à la prison d’Oukacha. Suite au refus de leur mise en liberté provisoire, il a été annoncé que les mis en cause ont repris leur grève de la faim. Ouverte cette fois-ci. Le passage à l’acte a été initialement décidé juste après l’avant-dernière audience du 13 octobre. «Suite à quoi le procureur général du tribunal correctionnel de Casablanca a envoyé l’un de ses substituts en vue de convaincre les prévenus de renoncer à leur grève de la faim», révèle en pleine audience Me Amin Idriss Lahlou. Le défenseur de l’ex-DG de Wana et de Lahcen Refass rappelle les termes de l’article 176 du code de procédure pénale. En matière correctionnelle, la détention préventive ne peut excéder un mois. Exception: le juge d’instruction peut la proroger deux fois (soit 3 mois au total) à condition de motiver sa décision. Si le magistrat enquêteur ne s’est pas décidé avant la fin de cette période (1 mois), «l’accusé est libéré par la force du droit».
    La partie civile (Wana, Méditel et Maroc Telecom) n’a pas dit un mot dans ce débat. En aparté, Kamal Lakhlifi, avocat de Wana, confie «ne pas vouloir griller ses cartes» en pariant que «le tribunal va surseoir à statuer jusqu’à ce que l’affaire soit prête». Entendez par là que toutes les parties prenantes passent en mode actif. L’avocat judiciaire, défenseur de l’Etat, a d’ailleurs sollicité un délai au tribunal afin de préparer son argumentaire. La douane avait fait la même requête durant l’audience d’avant. La présidence donne suite à la demande de l’Agence judiciaire du Royaume en renvoyant l’affaire au 10 novembre.
    De quoi susciter une riposte acerbe de la défense. Et nous n’en sommes encore qu’au début du procès.
    Faiçal FAQUIHI

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