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Economie

Passation de marchés
L’enquête de Ramid accouche d’une souris

Par L'Economiste | Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager
Toutes les allégations rejetées faute de preuves
L’enquête pointe la mauvaise gestion du projet de construction du tribunal de Benguerir

La commission, mise en place par le ministre de la Justice pour enquêter sur d’éventuelles irrégularités commises au sein de son département, dément toutes les accusations portées par un fonctionnaire

L’enquête ouverte par Mustapha Ramid sur d’éventuelles irrégularités commises au cours de la période 2008-2011 dans la passation de certains marchés et dans le concours de recrutement a blanchi les responsables du ministère de la Justice. En cause, l’absence de preuves tangibles dans cette affaire rapportée par Yacine Amioud, architecte à la direction de l’équipement et du patrimoine du ministère. «La personne à l’origine de l’éclatement de cette affaire n’a pas été en mesure d’apporter des preuves, ne disposant que de trois enregistrements audio avec d’autres fonctionnaires du ministère», a indiqué le ministre lors d’une conférence de presse organisée lundi dernier à Rabat.
L’enquête menée par une commission, présidée par Abdellah Hammoud, inspecteur général du ministère, a infirmé les dysfonctionnements qui auraient entaché l’appel d’offres lancé en 2008 pour la construction du tribunal de Benguerir. Pour parvenir à cette conclusion, la commission s’est basée sur les déclarations de toutes les parties prenantes, faute de preuves.
«L’architecte accusé d’avoir corrompu un responsable du ministère a démenti les allégations de Yacine Amioud», a affirmé Mustapha Ramid.
Néanmoins, l’enquête fait ressortir d’autres types de défaillances. Il s’agit particulièrement de «la mauvaise gestion de ce projet», a-t-il déploré. En effet, l’enquête révèle que le cahier des charges de l’appel d’offres a été préparé sans procéder à une étude préalable. Ce n’est qu’après ouverture des plis que le laboratoire d’études géotechniques a remis sa copie.
Par ailleurs, l’enquête de Ramid pointe le non-respect de certaines clauses du cahier des charges. Elle indique que l’entreprise qui a réalisé les travaux a dépassé la quantité de marbre fixée dans le dossier de l’appel d’offres. Si le ministère reconnaît des défaillances dans la gestion du projet, il rejette toutefois les allégations de Amioud selon lesquelles un camion a transporté des matériaux vers une destination inconnue.
La commission, mise en place par Ramid, rejette également les accusations faisant état d’irrégularités dans le concours de recrutement d’architectes organisé en 2010. Là encore, le directeur du budget et son homologue des ressources humaines ont démenti s’être arrangés pour faire passer une candidate. En fait, le nombre de postes budgétaires était le double des candidatures. Ce qui a conduit le ministère à retenir tous les candidats.
Aujourd’hui, ces accusations ont abouti à la suspension de Amine El Mejjati, chef de service des bâtiments de la direction de l’équipement pour avoir induit en erreur Yacine Amioud dans l’un des enregistrements.


Hajar BENEZHA

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