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Economie

Croissance: Moins de 2% pour commencer

Par L'Economiste | Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager
Le besoin de financement se creuse à 8% du PIB
Toutes les activités en hausse, sauf le secteur primaire

C’est la demande intérieure qui apporte la plus forte contribution à la croissance: 3,1%. En augmentant de 3,2%, les dépenses de consommation finale des ménages ont contribué pour 1,9 point.  En revanche, les échanges extérieurs de biens et services ont retranché 1,4 point à la croissance du PIB

LA perspective d’une croissance ralentie en 2014 semble se préciser. L’évolution des agrégats économiques au titre du premier trimestre verse dans cette orientation. A cet effet, l’arrêté des comptes nationaux que vient de publier le HCP fait ressortir un taux de croissance de 1,7% contre 3,8% lors du premier trimestre 2014. Et c’est le secteur primaire qui est à l’origine du ralentissement, selon le Haut commissariat au plan. C’est donc le même argumentaire avancé pour étayer le faible taux de croissance attendu pour 2014: 2,5%. (Voir notre édition du 25 juin; www.leconomiste.com).
Hors agriculture et pêche, les activités économiques affichent une augmentation de 2,1% par rapport aux trois premiers mois de 2013. Alors que la valeur ajoutée du secteur primaire dégage un recul de 4,4% face à la forte hausse de 17% l’année dernière. Dans le détail, le HCP relève une  baisse du secteur agricole de 1,6%. Ce qui se justifie par l’absence de récolte céréalière durant cette période. La production n’arrivant sur le marché que vers début juin. Pour ce qui est de la pêche, les débarquements avaient en effet accusé une forte baisse sur les trois premiers mois de l’année mais la tendance s’est inversée dès le mois d’avril. (Voir l’édition de mardi 30 juin).  
En revanche, la valeur ajoutée des autres activités reste orientée quelque peu à la hausse. Le secteur secondaire a marqué une légère reprise de 1,8% après avoir accusé une baisse de 1,4% durant la même période de l’année passée. La hausse résulte pour l’essentiel du secteur minier (6,4%), de l’eau et de l’électricité et des industries de transformation. Même le secteur du BTP qui avait accusé un recul de près de 3% de ses activités a amorcé une tendance positive.
Mais c’est le secteur tertiaire qui reste sur une tendance haussière. Sa valeur ajoutée globale a affiché une croissance de 3,5% au lieu de 3% à la même période 2013. Et toutes les branches du secteur ont  dégagé des croissances positives. Les plus fortes hausses ont été enregistrées dans les activités liées au tourisme : 6,5% pour les hôtels et restauration.
Le transport, les télécommunications, les services de la santé et de l’action sociale ont enregistré des niveaux de croissance variant entre 5 et 6%. Les services rendus aux ménages et aux entreprises se sont également inscrits en légère hausse de 2,7%. Par contre, la croissance des services rendus à l’administration publique et à la sécurité sociale s’est contractée à 2,6% au lieu de 6% à la même période de 2013.
En ce qui concerne les emplois du PIB, c’est la demande intérieure qui apporte la plus forte contribution à la croissance: 3,1%. Sa propre croissance ayant enregistré 3% au terme du premier trimestre contre 2,8% à la même période l’année dernière.
 De leur côté, les dépenses de consommation finale des ménages ont contribué pour 1,9 point grâce à une croissance de 3,2%. En revanche, l’apport de l’administration publique s’est situé à moins d’un point. Et l’investissement brut  (formation brute de capital fixe et variations de stocks) a marqué une stagnation. Il a représenté 33,7% du PIB, ce qui implique un besoin de financement estimé à 8,1% du PIB contre 7,3% à la même période de 2013.
Néanmoins, les échanges extérieurs de biens et services ont retranché 1,4 point de croissance au PIB. C’est l’effet de la prédominance de la sous-traitance dans l’offre exportable. En effet, chaque croissance de l’export se traduit par un point et demi d’augmentation de l’import.
Les données du HCP corroborent cette situation. Sur le premier trimestre, les exportations des biens et services ont affiché une hausse de 8,8% alors que l’import a bondi de 12%. 
L’épargne nationale a également perdu 1,2 point sur le premier trimestre à 25,6% du PIB. Une situation qui résulte du recul de la consommation finale nationale: 3,7% contre 5,2% en 2013.


A. G.

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