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Economie

Driss El Azami à Atlantic radio
«La décompensation ne touchera pas les produits alimentaires»

Par L'Economiste | Edition N°:4199 Le 27/01/2014 | Partager
2 milliards de DH pour accompagner les professionnels du transport
L’Etat va continuer à subventionner le gasoil à hauteur de 80 centimes/litre
La liberté du prix de l’essence effective dès février

Driss El Azami El Idrissi, ministre des Finances en charge du Budget, invité des Experts d’Atlantic, émission animée par Fayçal Tadlaoui, a estimé que «la vérité des prix ne peut pas être appliquée à tous les produits, surtout ceux de première nécessité»

L’impact de la décompensation de certains produits pétroliers sur le pouvoir d’achat des citoyens continue de faire des vagues. Le passage de Driss El Azami El Idrissi à l’émission Les Experts sur Atlantic radio, vendredi dernier, a été l’occasion pour mettre les points sur les «i». En effet, le ministre des Finances en charge du Budget a rappelé que «cette caisse a perdu son équilibre depuis quelques années, à cause de la flambée des prix des matières premières. Ce qui s’est traduit par un déficit structurel, devenu insupportable pour le budget de l’Etat». Pour El Azami, plusieurs raisons ont motivé la décision du gouvernement pour décompenser les prix de certains produits pétroliers, notamment le prix à la pompe qui est le moins élevé dans la région, en comparaison avec des pays comme la Mauritanie ou le Sénégal. D’autant plus que c’est cette catégorie de produits qui alourdit la charge de compensation. En effet, le coût de subvention des produits pétroliers s’élève à 28 milliards de DH, contre seulement 5 milliards pour les produits alimentaires. Pour ces derniers produits, «aucune décision n’a été prise pour le moment, et le gouvernement est encore en train de réfléchir aux mesures à prendre». Une chose est sûre pour l’instant: chaque année, le gouvernement va déterminer le niveau de subvention pour chacune de ces matières, a noté El Azami. Quoi qu’il en soit, le processus de décompensation est déjà en marche. Les prix de l’essence et du fuel industriel seront libres à partir de février prochain. Pour le gasoil, la subvention de l’Etat va diminuer progressivement au cours de cette année, pour aboutir à un appui de 80 centimes par litre en octobre prochain. Mais l’Etat continuera à supporter près de 8,5 milliards de DH en termes de compensation du prix du gasoil. Si le gouvernement s’achemine vers l’application de la vérité des prix pour l’essence et le fuel industriel, le maintien de la compensation pour le gasoil est lié aux impacts pressentis sur l’économie nationale, notamment sur certains secteurs comme le transport. D’ailleurs, les professionnels de ce secteur ne semblent pas être satisfaits de la décision du gouvernement, et redoutent une répercussion négative sur la stratégie de l’Etat pour développer le transport et la logistique. Surtout que «les hausses prévues durant cette année devront se traduire par une charge supplémentaire de 1,2 milliard de DH pour les professionnels du transport», a fait savoir Hamid Zhar, conseiller de la Fédération du transport au sein de la CGEM, également présent au studio d’Atlantic radio. Il a estimé que les professionnels veulent être impliqués dans le processus de réforme. Surtout «que plusieurs propositions contenues dans un PV d’une réunion entre la Fédération et le gouvernement n’ont pas été inscrites dans la loi de Finances de 2014, comme convenu». Il s’agit de la possibilité de différencier le prix à la pompe du gasoil professionnel, ou encore la mise en place d’un indice de répercussion systématique de l’évolution des prix du carburant sur les tarifs de transport... Mais pour le ministre, ces mesures nécessitent la poursuite du dialogue. Néanmoins, «d’autres dispositions en faveur du secteur ont été introduites dans la loi de Finances, comme l’augmentation de la valeur des primes à la casse et au renouvellement du parc», a affirmé El Azami. Selon lui, «il s’agit également de travailler en amont du secteur, afin de favoriser une meilleure efficacité énergétique». Parallèlement, le ministre a rappelé que «le gouvernement a mobilisé 2 milliards de DH pour mettre en place des mesures d’accompagnement au profit des professionnels du transport». Pour lui, «il ne faut pas se limiter à l’option d’une hausse des prix. Car les tendances mondiales seront surtout marquées cette année par une stabilité ou une baisse du prix du baril». Dans le cas où il y aura une nouvelle flambée des produits pétroliers sur le marché mondial, le prix du gasoil à la pompe ne devra pas dépasser 9 DH/litre, soit l’équivalent de 110 dollars le baril. Au-dessus de ce prix, c’est l’assurance qui devra prendre en charge la différence, a noté le ministre. Globalement, Driss El Azami El Idrissi a souligné que «cet effort de décompensation, qui s’inscrit dans le cadre de la réforme globale, entend aller vers la vérité des prix pour certains produits, afin de disposer d’une marge financière pour mettre en place des politiques sociales ciblant les catégories les plus démunies».

Interview complète

L’interview de Driss El Azami El Idrissi, ministre des Finances en charge du Budget, faite dans le cadre de l’émission Les Experts d’Atlantic, est consultable en version complète sur le site de L’Economiste (www.leconomiste.com), ou en accès libre sur le site de radio Atlantic (www.atlanticradio.ma).

 

M. A. M.

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