×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

«Il faut aussi miser sur l’Afrique»

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
Le commerce Sud-Sud représentera le tiers du commerce international
Le déficit de la balance commerciale n’est pas forcément mauvais

Arancha Gonzàlez, directrice exécutive du Centre de commerce international

- L’Economiste: Comment le Maroc peut dépasser le déficit chronique de la balance commerciale?
- Arancha Gonzàlez: En dépit de la crise économique, le Maroc a réussi à créer des emplois grâce au commerce international. Mais cela s’est traduit par un déficit de la balance commerciale. Ce qui est normal dans la mesure où une économie jeune comme celle du Maroc a besoin d’importer des biens. Il faut dire que le gouvernement marocain et les opérateurs économiques ont déployé d’importants efforts. Le développement des contrats de croissance à l’export dans le cadre de partenariats public-privé en fait partie. Cette démarche est très intelligente, car le gouvernement ne peut, à lui seul, transformer l’économie du pays.

- La crise gangrène l’Europe qui est le premier partenaire économique du Maroc. Comment s’adapter à cette nouvelle situation?
- Il ne faut pas limiter ses exportations à l’Europe mais se tourner aussi vers l’axe Sud-Sud. Pour cela, le gouvernement devrait faciliter l’accès des PME au marché des pays tiers. Car le commerce Sud-Sud devrait représenter le tiers du commerce international d’ici une vingtaine d’années. L’Afrique subsaharienne représente d’ailleurs un fort potentiel. Mais cette approche nécessite le développement des crédits à l’export du fait que le financement des PME reste très compliqué.

- Comment un pays comme le Maroc pourra-t-il améliorer davantage ses exportations?
- Un effort est à fournir sur les infrastructures, notamment le transport routier, ferroviaire et portuaire. Certes, il y a eu des améliorations, mais il faut veiller davantage à l’articulation des normes pour acheminer la marchandise dans les meilleures conditions. Les efforts doivent également être concentrés sur l’éducation. Il faut renforcer les capacités techniques des personnes pour qu’elles puissent créer de la valeur ajoutée. L’autre axe auquel il faudra s’attaquer concerne la recherche et développement dans les secteurs clés.


Propos recueillis par Hajar BENEZHA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc