×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 195.938 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 234.695 articles (chiffres relevés le 4/6 sur google analytics)
Economie

Indexation: Les prix d’une couverture de risque

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
500 millions de DH pour ce qui reste de l’année
Le montage de l’opération réalisé par Attijariwafa bank, BMCE et la BCP
L’assurance versera la différence entre le prix du marché et celui fixé à 120 dollars

A peine le système d’indexation partiel entré en vigueur, les projecteurs sont braqués sur le hedging. La couverture contre le risque du prix du baril sur le marché international permet au Maroc d’assurer ses arrières. Ainsi, le système d’indexation sera activé jusqu’au niveau de 120 dollars le baril de pétrole. A ce prix, la hausse à la pompe sera de 1 DH, a expliqué Mohamed Najib Boulif aux parlementaires. Si le prix dépasse ce niveau, pas de répercussion sur les consommateurs. C’est l’assurance qui prendra en charge ce surplus, via une commission qu’elle transférera à l’Etat. L’opération aura coûté au budget 500 millions de DH qui serviront à couvrir les mois qui restent de cette année. Le montage de l’opération a été réalisé par Attijariwafa bank, BMCE et la BCP. Ces trois partenaires ont acheté cette couverture auprès de plusieurs banques internationales pour le compte de l’Etat. Sur les noms de ces banques internationales, la Direction du Trésor et des finances extérieures, qui a mené l’opération, fait valoir la clause de confidentialité. Le contrat passé stipule que l’assurance versera la différence entre le prix du marché et celui fixé à 120 dollars le baril. Pour un responsable du ministère des Finances, « nous avons opté pour un instrument classique, le moins spéculatif et le plus approprié, qui est assimilé à une prime d’assurance ». Cependant, ce département n’a pas inclus une compagnie d’assurance dans cette opération, pour lui permettre d’acquérir une expérience dans cette activité. Dans cette affaire, Driss El Azami est catégorique: «Ce n’est pas l’affaire des assurances mais des banques».
D’ailleurs, dans ce dossier, force est de constater que les ministres du PJD, montés au créneau pour défendre l’indexation partielle, ont besoin d’accorder leurs violons. Car, Mustapha El Khalfi avait avancé le montant de 1 milliard de DH pour payer cette couverture, lors du point de presse du dernier Conseil de gouvernement.  Il s’agit d’assurer les hausses supérieures à 120 dollars le baril de pétrole pour éviter que les consommateurs ne soient affectés. La veille au Parlement, Mohamed Najib Boulif, venu à la Commission des finances pour expliquer  l’indexation partielle, a refusé de livrer aux députés l’enveloppe consacrée au hedging. Ce qui les a mis en rogne, particulièrement ceux de l’Istiqlal qui n’ont pas compris comment on pouvait dissimuler de telles informations aux parlementaires. Le ministre s’est contenté de leur dire que le contexte de négociations pourrait induire un surcoût de la couverture de risque. Surtout que ces opérateurs internationaux des assurances étaient au courant que le Maroc allait recourir à cette formule. Le décret, qui instaure l’indexation, signé par le chef du gouvernement et publié au Bulletin officiel, annonçait la couleur.

Les critiques de l’Istiqlal

DES députés de l’Istiqlal ont relevé le peu de transparence qui a entouré cette opération dans le choix des banques. «Des consultations de l’ensemble des banques de la place auraient été nécessaires si on veut respecter un minimum de bonne gouvernance», a soulevé Khalid Sbia, député et membre de la Commission des finances de la Chambre des représentants. De même, il a critiqué le timing. Pour lui, il fallait décaler l’indexation d’un mois pour obtenir un bon prix et se donner du temps pour mieux expliquer l’ensemble de l’opération d’indexation.

M. C.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc