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Economie

Enquête CMC sur la compétitivité
L’ouverture de l’économie mal digérée

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
Elle est citée comme obstacle à la compétitivité par 52% des chefs d’entreprise
Les industriels demandent une nouvelle stratégie
Le coût du travail jugé supportable

La rigidité du marché du travail ne ressort pas comme un facteur contribuant à la faiblesse de la compétitivité.  En revanche, le climat des affaires est cité par 62% des chefs d’entreprise

PROCÉDURES administratives, accès au financement, corruption, inadéquation éducation-emploi, réglementation de change, rigidité du marché de travail et fiscalité. C’est en gros les facteurs sur lesquels le gouvernement devrait agir pour améliorer la compétitivité des entreprises. Cette fois le constat n’émane pas d’une institution internationale mais du Centre marocain de conjoncture (CMC) qui vient de rendre publique une enquête sur la compétitivité de l’industrie marocaine.
Réalisée en 2012, cette enquête relève  que 6 chefs d’entreprise sur 10 considèrent que le climat des affaires a une influence négative sur le secteur industriel. La fragilité du tissu productif national est également citée par la moitié des sondés. Il faut dire que l’ouverture de l’économie, qui constitue pourtant un des piliers de la stratégie économique du pays, continue à être critiquée par les entreprises. 52% des chefs d’entreprise la désignent comme un obstacle à la compétitivité. Le vrai problème, selon le CMC, provient de l’incapacité des entreprises marocaines à faire face à une concurrence acerbe sur le marché mondial. En tout cas,  67% d’entre eux  le pensent.
Pour autant, une note d’optimisme est perceptible puisque 86% des entreprises sondées considèrent que les défis auxquels fait face l’industrie marocaine ne sont pas insurmontables. Les industriels seraient même favorables à une nouvelle stratégie qui impulserait une dynamique tournée vers les marchés extérieurs. Un débat national «sur les leviers de croissance du secteur» est également souhaité.
Les faiblesses de l’industrie résident, selon l’enquête, dans son incapacité à faire face au poids de la fiscalité, aux difficultés imposées par le code du travail, à l’accès aux crédits, et à la conquête des marchés extérieurs. Les industriels suggèrent d’ailleurs la mise en place de mesures pour alléger les contraintes qui pèsent significativement sur leurs activités : 79% d’entre eux  sont pour un allégement de la fiscalité, 50% au renforcement du dispositif de soutien et 55% proposent le développement de l’apprentissage. De même 55% des entreprises proposent une plus grande maturité du dialogue social alors que 74% d’entre elles considèrent l’amélioration du climat des affaires comme une préoccupation majeure. La surprise vient du coût du travail qui ne semble pas poser de problème puisque 79% des chefs d’entreprise ne sont pas favorables à sa diminution.
De même, ils sont nombreux à ne pas partager le classement des  institutions internationales sur les facteurs contraignants pour la compétitivité de l’économie marocaine en particulier par rapport à la rigidité du marché du travail. Pour sept chefs d’entreprise sur dix, cette rigidité ne constitue pas un  facteur entravant le développement de leurs activités. Ils estiment que «les changements qui s’opèrent aussi bien au niveau de l’environnement national qu’international sont les principaux facteurs de détérioration du climat des affaires en 2012». Plus précisément, ce facteur est jugé défavorable par plus de 60% des chefs d’entreprise.
Le tableau dressé par l’enquête compte des points positifs.  Le Maroc continue ainsi d’avancer dans des domaines comme «celui des institutions dont l’amélioration a permis la réduction du taux de criminalité, l’amenuisement des actes de favoritisme dans les décisions des autorités et une meilleure protection de l’actionnaire minoritaire». Des progrès sont également réalisés dans les  infrastructures et le développement du marché financier.
K. M.

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