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Entreprises

AWB met le turbo sur l’activité commerciale

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
500.000 nouveaux clients au premier semestre
Au Maroc, les dépôts en hausse de 4,5% contre 1,9% pour le secteur
Les bénéfices du groupe en recul de 4,8% à 2,2 milliards de DH

Les banques auront du mal à sortir indemnes d’un premier semestre atone marqué en plus par une forte hausse des créances en souffrance. Attijariwafa bank a vu ses profits reculer de 4,8% à 2,2 milliards de DH. La banque a cependant renforcé sa solidité financière dans la perspective de Bâle III et son expansion sur le continent

Le secteur bancaire a enregistré un premier semestre marqué notamment par le ralentissement du crédit. En dépit de l’atonie du marché, l’activité commerciale d’Attijariwafa bank a progressé plus vite que le secteur. Les dépôts ont augmenté de 4,5% contre 1,9% pour le secteur et les crédits de 1,7% (0,6% pour le secteur). Globalement, le groupe a amélioré la collecte d’épargne de 5,1% à 316,4 milliards de DH dont 238,7 milliards de DH de dépôts de la clientèle (+7,9%). Attijariwafa bank a recruté 500.000 nouveaux clients au premier semestre, portant son portefeuille à 6,4 millions relations. Les crédits ont, eux, atteint un encours de 253,6 milliards de DH en hausse de 1,6% sur un an. Mais le groupe enregistre un petit coup d’arrêt au niveau de sa profitabilité. Le résultat net part du groupe s’affiche en retrait de 4,8% à 2,2 milliards de DH. La montée du risque dans le secteur a freiné la croissance de l’opérateur. Le coup du risque de la banque a bondi de 64% à 971 millions de DH. Le ralentissement de l’activité dans le secteur s’est accompagné d’une dégradation du portefeuille client (cf.: www.leconomiste.com du 6 septembre). Les statistiques à fin juillet révèlent une hausse de 6% des créances en souffrance d’Attijariwafa bank à 6,2 milliards de DH. Elles se limitent à 3,3% des crédits distribués par la banque, soit 2,3 points en dessous de la moyenne sectorielle. En outre, elles sont couvertes à plus de 80%, soit le taux le plus élevé parmi les établissements cotés.
En dehors de la montée du risque qui a réduit les résultats, les autres principaux indicateurs d’activité de la banque sont mieux orientés. Le résultat brut d’exploitation progresse de 4,6% à 5,1 milliards de DH.
Sur les six premiers mois de l’année, le produit net bancaire a progressé de 4,7% à 9,1 milliards de DH. La contribution des filiales subsahariennes aux revenus du groupe s’est améliorée de 10,4% à 2,3 milliards de DH. Attijariwafa bank a poursuivi ses opérations sur le continent avec l’acquisition en mai de 55% du capital de la Banque internationale pour l’Afrique au Togo. L’acquisition est toujours en cours de finalisation. D’autres pays, notamment le Bénin ou encore le Niger, sont dans le viseur du groupe à court terme. En attendant, la concrétisation de ses opérations, la banque de détail à l’international a accru de 31% sa contribution au résultat net part du groupe à 364 millions de DH. Cette forte croissance est imputée à «la normalisation de l’activité au Mali et à la reprise de la croissance en Tunisie, au Sénégal et en Côte d’Ivoire».
La contribution des filiales marocaines aux résultats du groupe est plus contrastée. Les sociétés de financement spécialisées ont relevé de 2,7% à 1,1 milliard de DH leur contribution au PNB du groupe. Leur apport dans les bénéfices du groupe a enregistré un bond de près de 27%. Wafa Assurance, elle, a généré un PNB en recul de 4,4% à 926,3 millions de DH pour le groupe. L’assureur a enregistré une augmentation de la sinistralité dans la branche automobile, ce qui explique le retrait de sa contribution. A cela s’ajoute la baisse des résultats financiers dans le sillage de la contre-performance du marché boursier. 
Dans la perspective de Bâle III mais également son expansion sur le continent, le groupe a poursuivi le renforcement de sa solidité financière au premier semestre. Les fonds propres ont augmenté de 8% à 35,8 milliards de DH. Attijariwafa bank a multiplié les opérations pour renforcer le haut de son bilan. La conversion optionnelle de la moitié des dividendes 2012 proposée aux actionnaires a permis à la banque de mobiliser 685,2 millions de DH, soit un taux de réalisation de 76%. Cette augmentation de capital était précédée d’une autre réalisée en 2012 et qui a permis au groupe de lever 2,1 milliards de DH. D’un autre côté, la banque a émis 1,25 milliard de DH d’obligations subordonnées cette année. Elle prévoit une levée d’un montant de 500 millions de dollars sur les marchés étrangers.
En Bourse, l’action a cédé 0,08% au terme de la séance du 6 septembre avec un faible volume. Globalement, le titre résiste à la baisse du marché depuis le début de l’année. Il affiche une performance annuelle de 0,48% à 314,50 DH. Malgré une révision à la baisse des prévisions de résultats de la banque pour 2013, CFG Group recommande le titre à l’achat avec un cours cible de 360 DH. Avec un PER de 13,3 estimé pour 2013, le titre reste une valeur attractive. Le rendement du dividende devrait ressortir à 3,1% cette année en légère hausse par rapport à 2012, selon les prévisions.

F. Fa.

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