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Pêche : La tutelle «déclassifie» ses données

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
Enfin une meilleure visibilité pour les opérateurs
L’accès facilité à l’information directe sur l’état des stocks

Sur les 7 premiers mois de l’année, les débarquements de poissons ont augmenté de 14% à 641.620 tonnes. Une progression qui a surtout profité à la congélation (+51%) et aux conserves (+27%), alors que la part destinée à la consommation a marqué un recul de 9%.

Meilleure visibilité pour les opérateurs du secteur de la pêche maritime. En particulier pour les industriels qui auront la visibilité nécessaire pour élaborer leurs programmes de fabrication et d’exportation à moyen terme. Ce qui est de nature à renforcer leur pouvoir de négociation des contrats de vente. Très attendue en effet, la convention de partenariat pour l’échange d’informations a été signée la semaine dernière à Rabat à l’occasion de la réunion du Conseil d’administration de l’Institut national de recherche halieutique (INRH).
Conclu entre le département de la Pêche, l’Office national de  pêche, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture et l’Institut, l’accord vise la collecte et la consolidation des données incontournables pour la recherche halieutique. Une fois analysées et traitées, ces données seront accessibles aux opérateurs pour la partie qui les concerne via un  Système d’information halieutique (SIH).   
Ce qui a été salué par de nombreux opérateurs joints par L’Economiste dans la mesure où une orientation majeure de la stratégie halieutique vient d’être enfin mise en application. «L’accès et le partage de l’information en ce qui concerne l’état des stocks par zones et par espèces ont toujours fait l’objet des doléances  des opérateurs de la pêche et à leur tête les Chambres maritimes», rappelle un conserveur de la région d’Agadir. Reste à doter l’outil de recherche scientifique des ressources financières à même de lui permettre d’accomplir ses missions dans de bonnes conditions. Une demande que le Conseil d’administration devait souligner avec force en profitant de la présence de son président qui porte également la casquette de ministre des Finances par intérim. Car, au-delà de ses missions de recherche en ce qui concerne le diagnostic, les évolutions prévisibles  des écosystèmes marins et l’appui scientifique à la gestion durable des produits de la mer, l’INRH joue un rôle majeur dans le développement de l’aquaculture. C’est la principale autorité scientifique à même de déterminer les sites aquacoles sur la base d’études et analyses des conditions  océanographiques du milieu marin.
Dans ce même domaine d’aquaculture, l’Institut assure le développement des technologies de la reproduction contrôlée, la vulgarisation des techniques d’amélioration des élevages et la formulation des aliments adaptés aux différentes espèces. Sans oublier l’accompagnement scientifique pour la mise en place de plans d’aménagement aquacole. C’est dire l’ampleur de la tâche quand on sait que le Maroc vient à peine de lancer une politique de développement de l’aquaculture.


A. G.

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