×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Les Cahiers de l'Émergence

Classement de Shanghai
Pourquoi nos universités sont absentes

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Pas de taille critique sur plusieurs domaines
Trop éparpillées malgré un potentiel certain
Le ministère relance son projet de regroupement

Le classement de Shanghai des universités mondiales confirme à nouveau la suprématie des universités américaines. Comme tous les ans depuis la première publication en 2003

Attendu mais aussi critiqué, le classement de Shanghai 2013 a donné son verdict. La suprématie des universités américaines est encore une fois confirmée, comme toutes les années depuis la première publication du classement. Le trio gagnant est composé de Harvard, Stanford et Berkeley.  Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) est classé à la quatrième place et l'université britannique de Cambridge, premier établissement non américain du classement, en cinquième position.
Le Royaume-Uni conserve deux établissements dans le top 10 (Cambridge (5e) et Oxford (10e). L'University College of London, classé 21e l'an dernier, perd deux places et sort de top 20 au profit du l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, qui entre pour la première fois dans les vingt premiers (23e l'an dernier). Le premier établissement français, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), est classé à la 37e place, suivi de Paris Sud (XI) à la 39e. L'Ecole normale supérieure (ENS-Ulm) figure à la 71e place et l'Ecole polytechnique à la 212e. Par le nombre d'universités présentes dans le top 500, les Etats-Unis comme tous les ans arrivent largement en tête avec 146 établissements (quatre de moins qu'en 2012) suivis par le Royaume-Uni (37, un de moins qu'en 2012) et l'Allemagne (37 également), puis la Chine (34, aucun dans le top 100).
Le classement de Shanghai est suivi et commenté dans le monde entier, mais fait l'objet de nombreuses critiques en raison de sa méthodologie. Il privilégie en effet la recherche en sciences exactes au détriment de l'enseignement, beaucoup plus difficile à quantifier.
Il prend en compte parmi ses critères le nombre de prix Nobel attribués aux anciens élèves ou aux chercheurs, le nombre de médailles Fields (équivalent du Nobel en mathématiques) ainsi que le nombre d'articles publiés dans des revues exclusivement anglo-saxonnes telles Nature et Science. Plus le nombre de chercheurs est grand dans une institution, plus sa note sera élevée. Ce ranking compare souvent des institutions difficilement comparables. Ainsi, ces classements mettent sur un pied d’égalité des universités généralistes, des grandes écoles, ou encore Harvard, alors que cette dernière dispose d’un budget annuel de 3 milliards de dollars pour vingt mille étudiants. Par construction, il privilégie le monde anglophone et les grandes universités spécialisées telles que les écoles polytechniques
«Indépendamment des critères retenus dans ce classement, le ministère de l’Enseignement supérieur tient à en faire une lecture objective et d’en tirer les enseignements qui s’imposent». L’absence des universités marocaines a fait réagir le ministère de tutelle qui a publié un communiqué dans lequel il regrette que «les établissements du Royaume ne suivent pas la percée africaine» (l’Egypte et l’Afrique du Sud, bien que loin du top 100, placent 4 universités dans le top 500).
Se basant sur les performances affichées par les universités françaises (la première d’entre elles est classée 37e), le ministère affirme que «la politique de regroupement des institutions universitaires et de recherche a permis de manière presque instantanée plus de visibilité à l’international». Si Lahcen Daoudi se garde de toute critique à l’égard de la qualité et de la quantité du travail de recherche au Maroc, il s’attaque par contre à son émiettement: «La production scientifique actuelle […] ne permet pas d’atteindre les seuils requis du fait de sa dispersion. A titre d’exemple, l’on dispose de près de 40 établissements ne relevant pas des universités et dont les publications ne sont pas comptabilisées parmi la production scientifique des universités». La dispersion de la recherche scientifique est perceptible dans la répartition de la tutelle sur les 35 écoles supérieures non affiliées à des universités. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche dispose ainsi de 5 établissements, celui de la Santé de 9 et 3 sont du ressort du ministère de l’Equipement.
Une approche de regroupement s’avère donc souhaitable, à l’image du modèle français. L’on insiste sur les fusions des Universités
Mohammed V Agdal et Soussi ainsi que Hassan II Ain Chock et Mohammedia. Par ailleurs, le ministre n’a pas abandonné le projet de marier les écoles d’ingénieurs. Reste à gérer les résistances, et surtout ne pas affaiblir les bonnes en les forçant au mariage avec les moins performantes.

Abdessamad NAIMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc