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Les Cahiers de l'Émergence

Bachelor, master, mastère, MBA… comment s’y retrouver

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager

Près de 2.086 filières sont accréditées dans le public, tous diplômes confondus, dont 896 en bac+5 et 217 en doctorat. Au niveau des masters, il en existe quelque 769, contre près de 240 dans le secteur privé. Plus de la moitié (56%) des filières sont professionnalisantes

Il n’est pas toujours facile de se dénouer de la «nébuleuse» des diplômes de l’enseignement supérieur. D’autant plus que les appellations deviennent plus nombreuses et empreintes d’anglicisme. Par ailleurs, entre diplôme accrédité et non accrédité, il n’est pas toujours évident de savoir quels avantages et possibilités cela procure. Débarrassez-vous de vos idées reçues, suivez le guide!   

Bachelor
Il s’agit, ni plus ni moins, d’une licence, un bac+3 décroché auprès des écoles de commerce étrangères. Au Maroc, l’appellation n’est pas reconnue officiellement, mais certaines écoles privées commencent à délivrer des bachelors en partenariat avec des établissements étrangers (Canada, France…). Si vous souhaitez vous insérer rapidement dans le marché du travail, c’est la formation toute indiquée. Son objectif est de fournir des middle-managers aux entreprises qui en sont très friandes (commerciaux, managers d’équipes, chargés de clientèle, adjoints aux ressources humaines, chargé de communication,…).
Les cours privilégient des relations plus étroites avec le monde de l’entreprise.

Master
Le master est un diplôme universitaire national obtenu en bac+5, c'est-à-dire 2 ans après la licence. Il est plus orienté vers les études approfondies et la recherche dans un domaine particulier, car il vise à préparer l’étudiant au cycle doctoral et à le doter de la méthodologie et des outils de travail nécessaires. C’est pour ainsi dire l’équivalent de l’ancien DESA (Diplôme d’études supérieures approfondies), un prérequis pour entamer une carrière universitaire.  
Master spécialisé
Contrairement au master, le master spécialisé a pour vocation de garantir l’insertion professionnelle des étudiants dans le marché de l’emploi, en leur procurant une expertise dans un secteur ou un métier donné. L’offre en la matière ne cesse de s’étoffer dans les établissements publics de l’enseignement supérieur. Il y existe actuellement près de 311 filières accréditées en master spécialisé, sur un total de 896 filières en bac+5. Chaque année, de nouvelles filières y voient le jour. C’est le cas par exemple à l’Iscae qui compte quelque 10 masters, tous destinés aux cadres (avec un tarif moyen de 36.000 DH). L’Institut lance cette rentrée 2 nouveaux masters en logistique et en distribution. La demande aussi va crescendo (+20% à l’Iscae). Il n’est pas trop tard pour s’inscrire. Certains établissements ne prévoient de boucler les dépôts de candidature en master spécialisé que fin septembre.      
 Mastère
La différence entre un master et un mastère est fondamentale, puisque le mastère n’est pas un diplôme national. Il peut s’agir d’un diplôme d’université en formation continue, ou bien d’un diplôme relevant d’une grande école privée (même pour les filières accréditées), destiné à former des cadres. La concurrence fait rage entre les établissements privés au niveau des diplômes bac+5.
La sélection se fait sur dossier, en plus d’un entretien oral. Les candidatures peuvent être déposées généralement jusqu’à fin septembre. C’est le cas, par exemple, chez l’Esca qui compte près de 6 mastères, dont certains sont classés parmi les meilleurs en Afrique (avec des tarifs allant jusqu’à 57.000 DH). Dans le privé, il existe près de 240 filières accréditées en mastère.  
MBA
Le master of business administration (MBA) est plus que jamais à la mode auprès des cadres supérieurs. Ce diplôme permettant aux hauts profils d’aiguiser leur sens du leadership et de renforcer leurs talents de managers est délivré par les grandes écoles privées ainsi que quelques instituts publics. Ces derniers ont vu leur nombre de candidatures multiplié par 2, voire par 3 sur les trois dernières années. Le MBA de l’Ecole nationale des ponts et chaussées (ENPC), délocalisé à l’Ecole Hassania des travaux publics (EHTP), ainsi que celui du groupe HEM font partie des plus prestigieux et des mieux classés du continent. Le MBA est considéré comme un sésame ouvrant les portes du succès. Il est surtout prisé par les ingénieurs (plus de 42% des lauréats selon le cabinet Invest RH), ainsi que par les hauts cadres ambitionnant de changer de poste ou d’augmenter leur salaire. La formation dure en moyenne 2 ans à temps plein ou partiel. Le tarif peut aller jusqu’à 180.000 DH. Souvent, les entreprises participent au financement, total ou partiel, du MBA pour leurs cadres. Les MBA peuvent également être accrédités par des associations internationales, telles que celle des MBA, l’AMBA.

Executive MBA
Pour ce diplôme, seuls les cadres supérieurs occupant des postes clés en entreprise et justifiant de plusieurs années d’expérience professionnelle sont admis. A l’international, un minimum de 10 ans est requis.
Au Maroc, le seuil d’exigence est un peu moins élevé. L’Executive MBA de l’Esca, classé 5e en Afrique, nécessite un diplôme bac+4, en plus de 5 années d’expérience uniquement. Il est facturé à 57.000 DH, en plus des frais d’inscription (3.500 DH). Celui de l’Iscae, classé 6e en Afrique, exige également un bac+4 en plus de 7 ans d’expérience (51.000 DH). L’Institut lance un deuxième Executive MBA à cette rentrée, avec l’école supérieure de commerce de Montpellier, dont les candidatures seront ouvertes du 4 au 30 septembre (75.000 DH). En principe les cours (maximum 2 ans) sont dispensés en anglais. Mais au Maroc, c’est le français qui prime (75% des cours à l’Iscae). Les cours, à temps partiel, sont organisés en fonction des disponibilités des cadres. A l’international, ils peuvent aussi être fournis à distance. Ce qui est rarement possible au Maroc.

Filières accréditées: Quels avantages?

De nombreux établissements privés proposent des filières en mastère «accréditées». Mais que signifie exactement ce label? Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, il s’agit là d’une reconnaissance de la tutelle de la qualité de la formation dispensée ainsi que du matériel pédagogique fourni. Toutefois, cela ne garantit aucun avantage. Les lauréats des mastères ne peuvent pas, par exemple, se présenter à des concours de la fonction publique. Ils ne peuvent pas non plus poursuivre leur cursus dans les universités publiques. Cela ne serait possible que si l’étudiant formule une demande d’équivalence. Cependant, selon la tutelle, aucune procédure en équivalence, pourtant permise pas la loi, n’a été entamée à ce jour, par manque de décrets d’application. La loi prévoit aussi la «reconnaissance» aux établissements privés jouissant d’une grande renommée et disposant de filières accréditées. Mais là encore, en l’absence de décrets, aucun n’a pu en bénéficier.

A. NA.

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