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L’expérience marocaine, modèle pour le continent

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Un rôle plus important pour le Maroc dans la nouvelle orientation de cette organisation
Il pourra profiter des investissements et des études de la CEA
L’intégration régionale doit d’abord se mettre en place sur le plan technique

Carlos Lopes, nouveau secrétaire général de la CEA, a affirmé que son organisation est «très attentive à la consolidation de l’intérêt du Maroc pour les échanges avec les autres pays africains»

- L’Economiste: Vous avez passé deux jours au Maroc. Quel est l’objet de cette visite?
- Carlos Lopes: J’ai entamé une tournée dans un certain nombre de pays clés, pour pouvoir m’entretenir avec les responsables sur l’agenda de la réunion des ministres à Abidjan. Le Maroc était dans mon programme pour plusieurs raisons. D’abord, nous avons un bureau sous-régional pour le Maghreb basé à Rabat. C’est la première fois que j’ai l’occasion de voir son personnel. C’est aussi l’occasion pour recueillir les avis des responsables marocains sur nos orientations.

- Quel rôle peut jouer le Maroc dans la nouvelle orientation de la CEA?
- D’abord, il s’agit d’un pays qui a beaucoup investi, à travers le Haut commissariat au plan, dans la prospective et dans l’appareil statistique. Et nous voulons mettre cette expérience au profit des autres pays africains. Le Maroc peut également bénéficier des investissements de la CEA dans des technologies concernant la collecte des données par téléphone. C’est une relation gagnant-gagnant. Au-delà des statistiques, nous avons identifié plusieurs secteurs clés. Cette année nous allons donner la priorité aux politiques industrielles. Et ça serait intéressant pour le Maroc de mieux cerner, à travers l’étude que nous allons publier le mois prochain, comment 10 chaînes de valeur africaines ont évolué.

- Dans votre nouvelle stratégie, vous avez insisté sur l’importance de l’intégration régionale, alors qu’au niveau du Maghreb, l’UMA n’arrive toujours pas à décoller…
- L’impression que j’ai est que la plupart des communautés régionales ont besoin d’être boostées avec des études techniques plus poussées. Je pense que la CEA doit avoir une contribution pour étoffer les discussions par des caractéristiques plus techniques. C’est facile de créer une zone de libre-échange, mais sans une harmonisation des douanes et des règles d’origine, ça n’ira pas loin. Donc, nous devons nous concentrer sur ces points techniques qui permettent de montrer que cet agenda est sur de bonnes bases. C’est à ce moment qu’il faut élever le débat au niveau politique, et non pas le contraire.

Corruption

Le décollage des flux d’investissements vers l’Afrique continue de buter contre certains freins, notamment la corruption, la bureaucratie et l’instabilité politique. Mais pour le secrétaire général de la CEA, il s’agit d’abord d’un problème de perception. Néanmoins, des actions seront mises en œuvre, notamment pour lutter contre le trafic illicite des capitaux entre l’Afrique et le reste du monde.

Propos recueillis par
Mohamed Ali MRABI

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