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Assises de l’industrie/Plan Emergence
Agroalimentaire: «Aucune mesure n’a été prise»

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Les professionnels veulent un contrat-programme
«Nous voulons réintroduire la TVA neutre»

«Nous voulons que l’Etat dans sa globalité,  y compris les départements de l’Industrie et l’Agriculture, signe un contrat-programme avec le secteur pour activer les mesures», insiste Amine Berrada Sounni, président de la Fenagri

L’agroalimentaire est l’un des secteurs qui risque de ne pas atteindre les objectifs du pacte Emergence. Selon Amine Berrada Sounni, président de la Fenagri, aucune mesure n’a été prise pour accompagner le secteur.

- L’Economiste: Selon le ministre de l’Industrie,  l’agroalimentaire risque de ne pas atteindre les objectifs du pacte Emergence. Partagez-vous cet avis, sinon  quelles sont les mesures qui doivent être prises?
- Amine Berrada Sounni: Nous devons opérationnaliser  les mesures annoncées dans le cadre du pacte Emergence. D’après l’ensemble des diagnostics que nous avons établi, il n’y a aucune mesure qui est opérationnelle pour stimuler l’industrie agroalimentaire. Le problème au niveau du pacte est que certaines mesures ont été déléguées au ministère de l’Agriculture sans aucun résultat. Le secteur souffre d’un problème de tutelle. Nous voulons que l’Etat dans sa globalité, y compris les départements de l’Industrie et l’Agriculture, signe un contrat-programme avec le secteur pour activer les mesures.

- Est-ce que ce scénario ne va pas encore compliquer le problème de  la double tutelle?
- Il est important  de greffer l’industrie à l’agriculture. Il faut aider l’agroalimentaire à émerger et transformer la production nationale. Cela implique forcément le travail des deux ministères. Le problème est que nous nous retrouvons dans des situations où l’agroalimentaire a besoin d’intrants que l’agriculture ne produit pas ou que ces produits sont destinés au marché de bouche. Globalement, nous devons faire face à la concurrence mondiale qui est en train de s’ouvrir. Les accords de libre-échange  sont également en train de se mettre en œuvre. Si nous n’agissons pas tout de suite, l’agro-industrie sera sacrifiée dans 5 ans. Les industriels passeront sans doute sous un véritable rouleau compresseur.  Aujourd’hui, nous  sommes encore loin d’être prêts.

- Le butoir de TVA pose également un problème au secteur. Où en sont les discussions?
- Nous voulons réintroduire la neutralité de la TVA. Cette taxe est aujourd’hui appliquée au chiffre d’affaires puisque l’amont n’est pas fiscalisé. Nous voulons que la TVA soit uniquement appliquée à la valeur ajoutée. Le CES avait donné quelques préconisations qui parlent de la TVA théorique. Cela implique une baisse de la TVA mais uniquement pour les produits  à base de production agricole marocaine. Cette mesure rendra la production agricole plus intéressante pour l’industrie  et augmentera les investissements. Le débat doit avoir lieu lors des Assises de la fiscalité d’avril prochain. Il est primordial de déconnecter l’agroalimentaire du problème de la fiscalité agricole.
Propos recueillis par
Ilham BOUMNADE

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