×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Commission économique pour l’Afrique
Un nouveau virage stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Elle mise sur la création de nouveaux outils de développement
Axer le travail sur la mobilisation des ressources africaines internes
Nouvelle approche pour aborder l’intégration régionale

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) de l’ONU veut changer de visage. Son nouveau secrétaire général, Carlos Lopes, nommé il y a cinq mois, est arrivé hier au Maroc, afin d’expliquer aux responsables la nouvelle orientation de cette institution onusienne. Cette visite répond à deux objectifs. D’abord, préparer la prochaine réunion des ministres des Finances, du Développement économique et de la Planification, qui se tiendra le mois prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Surtout «qu’il faut accorder au Maroc, qui n’est pas membre de l’Union africaine, le poids qui est le sien dans la construction de l’Agenda de la CEA», a souligné Lopes. D’autant plus que «nous savons que le Royaume a adopté une stratégie d’expansion économique dans le continent africain», a-t-il ajouté.
Le nouveau secrétaire général de la CEA n’a pas caché sa satisfaction concernant «le grand dynamisme d’un certain nombre d’acteurs marocains en Afrique, notamment dans les secteurs financier, du transport, et de l’industrie». Carlos Lopes avance que la CEA veut faire profiter les autres pays africains de l’expérience marocaine dans plusieurs domaines. Surtout que cette organisation compte changer son mode de fonctionnement en adoptant une approche plus pragmatique. En effet, «nous allons nous concentrer beaucoup plus sur la mobilisation des ressources africaines internes, à travers l’utilisation des outils financiers qui, jusque-là, n’étaient pas suffisamment maîtrisées par le continent», a-t-il expliqué. Les dirigeants du bras armé de l’ONU en matière de développement en Afrique comptent développer l’accès au marché des capitaux, renforcer la régulation du capital risque, ainsi que mobiliser les migrants africains pour des actions de développement. L’idée est également de favoriser une meilleure exploitation des réserves des banques centrales, et l’utilisation des fonds souverains comme instrument d’investissement. Néanmoins, le secrétaire général de la CEA précise que la réussite de cette orientation nécessite une approche globale. Car certains pays ne disposent pas de cette marge de manœuvre. Donc, «il doit y avoir la possibilité de constituer des montages financiers, comme la création d’un fonds africain de développement auprès de la BAD», a affirmé Lopes. Cette approche globale impose également de recadrer le débat autour de l’intégration régionale.
Il s’agit de s’orienter vers «un débat plus technique qui permet d’identifier des points d’entrée spécifiques pour rationaliser les discussions entre les pays voisins autour de projets plus circonscrits, mais plus logiques», a-t-il expliqué. Pour lui, «la prospective peut jouer un rôle important dans ce cadre».
L’objectif est «d’amener les dirigeants africains à mieux apprécier le potentiel que présente l’Afrique à moyen et long termes», a ajouté Lopes. Globalement, la CEA devra jouer «un rôle de think-tank, avec plus d’honnêteté intellectuelle, parce que nous avons souvent des analyses recyclées», a-t-il indiqué.

Statistiques

La CEA veut se positionner sur des idées claires, à travers des études de grand impact. Ainsi, cette organisation va lancer, à partir de l’année prochaine, un indice de profils pays, actualisé tous les 3 mois, avec une analyse de risque. Cela se fera en se basant sur une équipe de 200 cadres. La CEA compte également produire ses propres statistiques, à travers un comité de spécialistes, qui se basera sur un réseau d’informations primaires produites par les pays. L’objectif est de «devenir une référence en matière de statistiques en Afrique», a souligné Carlos Lopes.

M. A. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc