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Le pack CGEM pour rétablir la compétitivité

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
La relance de la recherche et de l’innovation par des incitations fiscales
Faire tomber la cloison entre l’entreprise et l’université

Plus de deux décennies de déficit de la balance commerciale étaient masquées par les rentrées en devises du tourisme         -près de 5,5 milliards d’euros par an- et  les milliards de dirhams de fonds envoyés par les MRE. L’alerte est intervenue en 2009 lorsque, pour la première fois, le compte des opérations courantes est devenu déficitaire entraînant une pression sur les réserves de changes. Ce basculement signifiait que le dynamisme des deux principales sources en devises du pays ne suffisait plus à couvrir la perte de la compétitivité extérieure de l’économie nationale. La présidente de la CGEM l’avait rappelé avec force aux dernières assises de l’export.
Après une analyse à froid de la situation et l’observation des expériences des économies émergentes, la Confédération patronale est arrivée à la conclusion que ce recul reflète la difficulté du tissu industriel à monter sur la chaîne de valeur et à entrer dans un cercle vertueux d’innovation. A terme, l’enjeu est de recomposer la structure du PIB en l’orientant vers des activités à forte valeur ajoutée. C’est-à-dire, des domaines sur lesquels les opérateurs marocains seraient en mesure de prendre l’initiative grâce à leur capacité d’innovation.
Cette transformation ne se proclame pas, elle se mesure sur la durée, concède le président de la Commission recherche et développement du patronat (CGEM). Et il faut commencer par des mesures, même petites, mais qui soient quantifiables, ajoute Tarafa Marouane (voir aussi interview en page 8).  Il y a aujourd’hui urgence à intensifier le soutien à la recherche et développement et à promouvoir l’innovation, souligne le patronat. Et il a donné l’exemple en multipliant des partenariats avec l’université et en formulant des propositions au gouvernement. Les accords avec l’Université ont deux «sponsors» pour s’assurer de leur mise en œuvre: le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la présidente de la CGEM qui co-présideront le comité de pilotage. Le patronat s’engage à piloter l’accueil d’étudiants-chercheurs en stage de recherche dans l’entreprise. Ce rapprochement rendrait plus fluides les échanges entre l’université et l’entreprise. Excepté des cas particuliers, ces échanges sont encore freinés par la méfiance réciproque des deux côtés.
Le Maroc consacre actuellement 0,8% du PIB à la recherche-développement contre 2,3% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Le dispositif de R&D du Royaume est essentiellement public. L’on recense une vingtaine d’universités, 982 structures de recherche accréditées, 50 centres d’études doctorales, 12 instituts et centres spécialisés de recherche auxquels il faut ajouter quelques sociétés et centres privés (Matra, Teuchos, etc).

Les recommandations

- Faciliter l’accès des PME au financement et favoriser l’émergence du capital-risque, accélérer l’élaboration d’un « Small Business Act» marocain;
- Instaurer un crédit-impôt, exonérer de l’IS les dépenses R&D engagées par les entreprises qui externalisent leurs travaux de recherche dans le cadre d’un partenariat avec les structures publiques de recherche et d’innovation;
- Exonérer de l’impôt sur le revenu les salaires des doctorants qui réaliseraient une thèse dans le cadre d’un contrat de recherche en entreprise pour une durée de 24 mois.
- Créer un statut spécifique à la Jeune entreprise innovante.
- Développer des synergies entre les grandes entreprises et les PME à travers la diffusion des bonnes pratiques et de transfert de technologie.

A. S.

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