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Société

Scolarisation des enfants défavorisés
Une nouvelle ONG sur le terrain

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Amani a pour but de les aider à continuer l’école
300.000 enfants quittent le système scolaire chaque année

L’objectif du mois pour l’association Amani est d’arriver à parrainer au moins 30 enfants issus de milieux défavorisés afin qu’ils puissent poursuivre leurs études et contribuer à l’essor de la société 

Amani («ma sécurité» en français), en ce nom réside le vaste projet lancé par l’association éponyme: assurer la scolarité des enfants du Royaume. Créée en janvier 2013, cette toute jeune association se donne pour objectif principal de parrainer des enfants de 7 à 11 ans issus de quartiers défavorisés. Une de plus au Maroc, mais pas de trop tant l’enjeu est grand: chaque année, 300.000 enfants quittent l’école sans aucune qualification.
Dimanche 17 février avait lieu la 1re rencontre nationale d’information d’Amani. Il s’agissait de recevoir les donateurs, parrains et institutionnels partenaires afin de leur présenter plus en détails la mission de l’association et les objectifs à atteindre. Les 40 enfants concernés étaient aussi présents. Ce fut d’ailleurs l’occasion de remettre des dons à 100 familles (essentiellement des denrées alimentaires et des fournitures scolaires). Le principal défi du mois est de réussir à parrainer 30 enfants d’ici fin février. Un objectif difficile à atteindre pour une association aussi jeune. Mais pas de place à la résignation chez Amani qui compte aujourd’hui une quinzaine d’enfants parrainés.
Les parrains s’engagent à assurer un accompagnement moral, financier et matériel aux enfants à condition qu’ils ne quittent pas l’école.
Le phénomène de déscolarisation étant souvent dû à des raisons pécuniaires (les parents ayant besoin des revenus de leurs enfants), l’association entend traiter le problème en amont. Une étude menée par Amani fait le constat que les enfants de 10 à 14 ans au travail «rapportent» entre 400 et 800 DH/mois à leurs parents. Un revenu conséquent dont il est difficile de se passer pour ces familles. Ainsi, les parrains remettent une dotation mensuelle en vue de combler ce manque et donc de permettre à ces enfants de poursuivre leur scolarisation dans de meilleures conditions.
Il ne s’agit pas seulement d’apporter une aide financière, il faut aussi veiller au bon déroulement des études ainsi qu’à l’épanouissement personnel des enfants concernés. C’est ainsi que d’autres types de partenariats se sont mis en place en soutien à l’association. En effet, des psychologues sont mobilisés en cas de besoin et de grandes écoles marocaines (qui préfèrent rester anonymes) intègrent gratuitement les meilleurs éléments dans leurs cursus. Les écoles de musique et le conservatoire d’Anfa s’impliquent aussi en offrant des cours gratuits. Et comme il est aussi important de s’amuser, des voyages et des sorties sont programmés pour le plus grand bonheur des enfants. D’ailleurs, un grand restaurant à Mohammedia offre le couvert ce midi à une vingtaine d’enfants.
Tous ceux qui souhaiteraient apporter leur contribution en parrainant un enfant ou en effectuant une promesse de don, peuvent se rendre sur le site de l’association: http://www.associationamani.com/.


Sanaa Eddaïf

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