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Recherche: Le Maroc toujours en quête du déclic

Par L'Economiste | Edition N°:3968 Le 14/02/2013 | Partager
Le Royaume compte 40.000 chercheurs
Recherche théorique et fondamentale plutôt que pragmatique
Faible budget, mais la contrainte financière n’explique pas tout

La répartition des domaines de recherche au Maroc dénote d’une préférence des chercheurs pour les domaines théoriques plutôt que pragmatiques

DES stratégies sectorielles aux fonds publics de financements en passant par les fonds d’investissements… les initiatives aussi bien étatiques que privées fleurissent en matière de promotion de la Recherche & développement. Pourtant, cela ne dissipe pas les impressions de retard.
Entre 1999 et 2010, le Maroc a enregistré une croissance annuelle moyenne de 7% du nombre de chercheurs. Le Royaume compte aujourd’hui un personnel R&D de près de 40.000 personnes dont 90% sont issus du secteur public. Selon l’indice mondial de l’innovation de 2012 de l’OMPI, le Maroc pointe à la 88e place mondiale.
Depuis 2001, le Maroc a reculé de 4 place dans le classement africain au niveau des publications scientifiques, en passant de la 3e à la 7e place. Et selon le dernier rapport de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), 80% des entreprises doivent avoir recours à l’autofinancement pour leurs projets R&D.
En outre, les dépenses R&D ne représentent que 0,79% du PIB, contre 0,86% en Turquie, 2,26% en France, 3,4% au Japon. L’évolution du nombre de brevets au Maroc est aussi symptomatique. La plupart sont déposés par des étrangers: en fin 2012, l’Ompic a enregistré 780 dépôts de brevets, dont 169 par des Marocains et 637 par des étrangers.
Dans le même temps, la répartition de l’activité de recherche est massivement concentrée dans les sciences humaines et sociales (38%). Les sciences de l’ingénieur et technologies ne représentent que 16% de l’activité au Maroc en 2010. La structure semble donc privilégier les domaines de recherche théorique et fondamentale plutôt que la recherche pragmatique, en mesure de stimuler la croissance et l’innovation. 
Entre autres pistes de relance, celle des universités privées. En tout cas, c’est la conviction de l’actuel ministre Lahcen Daoudi, qui est très favorable à ces institutions. Sur la dernière décennie, le nombre de chercheurs  dans le privé a triplé passant ainsi de 650 en 1999 à 3.145 en 2010. «Le Maroc est un pays d’économie libérale, donc il y a de la place pour les universités publiques tout comme les universités privées», indique Mohamed Najim, professeur universitaire.
Il ajoute cependant: «le domaine de la formation professionnelle est lucratif. Force est de constater que les établissements privés se positionnent sur la partie la plus rentable du système d’enseignement supérieur. On ne peut pas faire l’effort d’encourager les structures privées, et tourner le dos aux projets structurants. Ce sont des efforts qui ne peuvent donner de résultats concrets qu’à moyen et long terme, aucune institution privée n’assumera un tel investissement».

 

Abdessamad NAIMI

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