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Tribune

Tunisie: Le lourd bilan de l’assassinat de Belaïd

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Un policier tué et 59 autres blessés
La crise politique aggravée
3.000 islamistes ont manifesté samedi

L’assassinat de l’opposant de gauche et anti-islamiste Chokri Belaïd a eu d’énormes répercussions sur la vie politique en Tunisie. Selon le ministère de l’Intérieur tunisien, un policier a été tué et 59 autres ont été blessés suite aux troubles qui ont suivi le meurtre de Belaïd. Une dizaine de postes des forces de l’ordre ont, par ailleurs, été attaqués entre mercredi, jour de l’assassinat, et vendredi. Des médias étrangers ont, de leur côté, fait état de plusieurs bureaux saccagés du parti islamiste au pouvoir, Ennahda. La transition politique de la Tunisie est pour le moins douloureuse. Plus de deux ans après la révolution du jasmin, le pays peine à retrouver le chemin de la stabilité. Le meurtre de Belaïd vient replonger l’ex-empire de Benali dans l’incertitude et mettre le gouvernement face à une grave crise politique. Pour en sortir, le Premier ministre Hamadi Jebali a annoncé son intention de former un gouvernement de technocrates, déclenchant l’ire de la direction d’Ennahda. Le Premier ministre a même menacé de démissionner si son projet, qu’il présentera cette semaine, n’est pas accepté. Les islamistes n’ont pas tardé à réagir. Samedi, au lendemain des funérailles de Chokri Belaïd, quelque 3.000 partisans d’Ennahda sont descendus manifester dans les rues de Tunis contre la décision de Jebali. Ils ont également décrié «l’ingérence» de la France, suite à la déclaration du ministre de l’Intérieur français, Manuel Valls, qui a dénoncé un «fascisme islamiste» en Tunisie. Dernièrement, le parti au pouvoir, Ennahda, n’arrive plus à composer avec ses alliés laïcs, et notamment avec le président Moncef Marzouki. Ce qui précipite encore plus le pays vers le «chaos politique».
Depuis octobre 2011, date de l’élection de l’Assemblée constituante, la Tunisie est dirigée par une coalition entre Ennahda et deux petits partis de centre-gauche, dont celui du président Marzouki. Faute de consensus, l’élaboration d’une nouvelle constitution reste bloquée, alors que les conflits sociaux augmentent en raison de la montée du chômage et de la pauvreté.

 

 

A. NA

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