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Evénement

Forum de Paris-Casablanca Round
L’étrange modèle du Qatar

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Cet émirat veut rompre avec la dépendance aux hydrocarbures
Son appui aux mouvements islamistes suscite des interrogations

Pour Claire Spencer, «la diplomatie qatarie cherche à créer des points de repère internationaux pour faire face à son isolement entre l’Arabie Saoudite et l’Iran» 

AU moment où des régions comme l’Europe et les Etats-Unis croulent sous les effets de la crise, d’autres régions poursuivent leur croissance. C’est le cas des pays émergents. Mais aussi de l’Afrique, qui constitue «la nouvelle frontière de croissance», comme l’a souligné Anas Alami, directeur général de la CDG, lors du round casablancais du Forum de Paris, organisé hier. A cela s’ajoute la dynamique lancée par les pays du Golfe qui se positionnent en tant que nouveaux acteurs de référence sur l’échiquier mondial. Outre l’Arabie Saoudite, le Qatar est de plus en plus perçu comme une nouvelle puissance mondiale qui redouble d’efforts pour se faire une place parmi les grands. Ce pays, d’une superficie réduite, dispose d’une grande manne pétrolière et gazière. «Ceci a conduit au développement des investissements qataris à l’étranger, à la recherche du profit», comme l’a souligné Claire Spencer, directrice des études MENA au Chatham House en Angleterre. L’idée est «de diversifier les sources de revenus pour éviter de rester dépendants aux hydrocarbures», a-t-elle expliqué. Néanmoins, les investissements du Qatar sèment la panique dans certains pays européens.
Le rachat du Paris Saint Germain, club mythique du football français, par un fonds du Qatar avait soulevé un tollé en France. Cet émirat agit souvent via des Fonds souverains, qui constituent de véritables bras financiers. D’où les inquiétudes concernant les motivations politiques de la ruée du Qatar sur les marchés occidentaux mais aussi maghrébins. «La raison principale de la diplomatie qatarie est de créer des points de repère internationaux pour faire face à son isolement entre deux grandes puissances, à savoir l’Arabie Saoudite et l’Iran», a expliqué Spencer. Néanmoins, l’appui financier de cet émirat aux mouvements islamistes a également soulevé une série d’interrogations. «Pour le Qatar, l’idée était de dire que l’islam modéré peut jouer un rôle dans l’évolution démocratique de la région arabe», selon cet experte de la région. Néanmoins, le soutien de l’Arabie saoudite aux mouvements salafistes a créé une opposition entre deux conceptions divergentes. «Les affrontements entre ces deux groupes en Egypte est une illustration de cette confrontation», a estimé Spencer. Pour elle, «cette situation donne l’impression que l’avancée plus modérée des pays du Maghreb est directement visée par les politiques extérieures de ces Etats». Or, «il est dans leur intérêt d’assurer la stabilité de ces pays», a-t-elle ajouté.


M. A. M.

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