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Zone Euro: La sortie de crise, encore loin

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Recul de la capacité de production
Les Etats et le secteur privé encore trop endettés
Des signaux positifs depuis fin 2012, mais ils restent fragiles selon les experts

La dette du secteur privé dans la zone euro est encore abyssale. Pour les experts, la nécessité du désendettement va durablement freiner la croissance

MARIO Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a récemment laissé entrevoir une possible reprise dans la zone euro au second semestre. Son intervention au dernier forum de Davos (22 au 27 janvier 2013) se voulait pleine d’optimisme. Le programme de rachat d’obligations d’Etat baptisé OMT mis en place par la BCE l’année dernière avait permis de ramener un peu de calme sur les marchés. Les pays du sud de l’Europe, qui sont jusqu’ici les plus fragiles, arrivent à emprunter moins cher qu’il y a quelques mois encore. L’éclatement de la zone euro n’est plus réellement d’actualité aujourd’hui. De plus, la pression sur les banques semble avoir baissé d’un cran. Plus de la moitié des 523 établissements auxquels la BCE a prêté 468 milliards d’euros sur une maturité de trois ans en décembre dernier ont manifesté la volonté de rembourser par anticipation plus du quart du montant (137 milliards d’euros). Il y a des signaux positifs qui n’ont pas échappé aux marchés au regard de leur comportement actuel. Mais ils restent fragiles, estiment des experts. Les dettes des Etats et du secteur privé sont abyssales et il faudra bien les rembourser. «La nécessité du désendettement va durablement brider la reprise», note Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole. Comme elle, plusieurs spécialistes ne croient pas à une reprise à court terme. Alors que les Etats-Unis ou encore la Chine repartent de l’avant, «la zone euro doit absolument opérer un travail de restructuration pour aller vers 1% de croissance», pense Jean-Paul Betbèze, directeur des études économiques au Crédit Agricole. Son hétérogénéité ne facilite pas le processus.
Malgré la détente des taux d’intérêt des dettes publiques, le coût de financement des entreprises est jugé trop élevé. «Ces niveaux empêchent le désendettement, dépriment l’investissement et les prix de l’immobilier», relève Patrick Artus, directeur des études et de la recherche de Natixis. Il faut dire que la sérénité n’est pas totalement revenue au sein du système bancaire. Les créances en souffrance ont poursuivi leur hausse dans plusieurs établissements. «Il faut que la confiance dans les banques revienne pour que l’argent puisse circuler normalement dans la zone euro», soutient Artus.
En attendant, avec des coûts de financement élevés et une demande qui manque de vigueur, les entreprises investissent moins. Conséquence, «nous avons un déclin de 10 à 20% de la capacité de production de la zone euro et donc des pertes du PIB potentiel», s’alarme l’économiste. Aujourd’hui, la crise se transforme en une crise de production. Un autre handicap pour la zone euro est la surévaluation de sa monnaie. «L’euro reste surévalué en termes réels ce qui continue à faire perdre des parts de marché», selon Natixis.
En plus de ces points de fragilité, l’effort d’assainissement budgétaire est encore lent. Une situation qui ne va pas favoriser une reprise rapide.   

 

 

F. Fa

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