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Forum économique maghrébin
L’intégration économique pour attirer les IDE

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
Des économies complémentaires plutôt que concurrentielles
Les marchés parallèles, toujours un fardeau

DANS le marasme que vivent les pays arabes en matière d’attractivité des IDE, le Maghreb arrive à tirer son épingle du jeu même si entre 2010 et 2011, le flux d’IDE à destination de l’Afrique du Nord est passé de  13,6 milliards de dollars à 5,8 milliards, soit une chute brutale  de 57%. Principale cause de ce recul général, une dégringolade en Egypte et en Syrie, le premier subissant même une année de désinvestissement. La Tunisie, en pleine révolution, a presque maintenu son flux d’IDE à  1,1 milliard en 2011, contre 1,5 milliard en 2010. L’Algérie (2,6 milliards) et le Maroc (2,5 milliards) sont tout juste  stables  et affichent les mêmes flux d’IDE qu’avant la crise internationale de 2008.La tendance à la diversification sectorielle des investissements est plus sensible au Maroc et en Tunisie qu’en  Algérie où les industries extractives continuent d’attirer la plus grande part des IDE. A noter que le mouvement de recul affecte également les IDE réalisés à l’étranger par les pays de la région qui ne s’élèvent plus qu’à 1,75 milliard de dollars en 2011 contre  4,85 milliards  en 2010, très loin de leur record de près de 9 milliards de dollars enregistré en 2008.
Mustapaha Kemal Nemli, ancien directeur de la banque centrale tunisienne, considère que l’erreur a été de «prospecter l’investissement étranger, chacun de son côté, ce qui a conduit à la construction d’économies concurrentielles plutôt que complémentaires». L’idée est que le Maghreb gagnerait en attractivité si ses économies étaient en compétition. Seulement, la nébuleuse de l’économie parallèle plombe le décollage et n’est pas sans discréditer le marché maghrébin. Le dernier rapport du FMI sur le poids de l’économie informelle sur le PIB de la région MENA est d’ailleurs accablant. La taille de l’économie informelle dans ces pays sur le PIB s’avère très importante: en Jordanie elle avoisine 26%, au Liban celle-ci atteint 30%, en Tunisie comme en Égypte, elle affiche les 34%, en Syrie et au Maroc le taux culmine à 44%. Parmi les pays d’Europe du Sud, l’Espagne et le Portugal arrivent en tête du peloton avec environ 23 % d’économie informelle dans la part de leurs PIB. Le FMI attribue l’importance de l’économie informelle à quatre facteurs principaux. La faiblesse des institutions étatiques, la rigidité des régulations sur le marché des biens et le «fardeau fiscal excessif» expliqueraient en moyenne près de 24 % de la taille globale du secteur informel dans les pays du MENA. Les rigidités de marché du travail y contribueraient à environ 28%.

Corridor

 

A défaut de créer un réel espace de libre échange, la problématique sécuritaire pousse les décideurs des pays du Maghreb à une solution alternative. L’idée d’un corridor économique, reliant les 5 pays, est sérieusement envisagée. En effet, cela permettrait à la fois un meilleur contrôle au niveau des frontières et une plus grande facilité pour le transport des marchandises. L’un des exemples les plus connu est le couloir économique asiatique, traversant 4 pays et comprenant même une liaison ferroviaire. Il s’agit d’un précédent puisqu’il fut le premier pas à l’intégration économique asiatique, qui constitue aujourd’hui l’une des plus avancées en termes de flexibilité. 

A. N.

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