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Evénement

Rapport de la Cour des comptes
Les flops de l’urbanisme à Agadir

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Non-intégration de plusieurs zones dans le programme de mise à niveau de la ville
Les zones d’Al Houda, Hay Mohammadi et Tillila concernées
Elus et Al Omrane se renvoient la balle

Certains nouveaux quartiers bien que neufs sont délabrés par endroits et encore à l’état naturel sans assainissement pluvial. Ils offrent une mauvaise image d’Agadir mais surtout de mauvaises conditions de vie aux riverains 

Voirie dégradée, éclairage public insuffisant, espaces verts quasi inexistants, absence d’assainissement pluvial par endroits, la qualité urbaine de certains nouveaux quartiers d’Agadir laisse à désirer. Cette situation n’a pas échappé aux magistrats de la Cour des comptes. Dans sa livraison 2011, le rapport souligne ainsi la non-intégration des nouveaux quartiers de la ville dans le programme de mise à niveau réalisé de 2006 à 2010. Un chantier d’un coût global d’un milliard de DH qui n’a pas changé grand-chose dans des quartiers de la cité. Les quartiers Al Houda, Hay Mohammadi, Tillila sont notamment cités dans ce contexte. Il est également indiqué que la société Al Omrane s’était engagée à réaliser un certain nombre de travaux liés au revêtement des chaussées et trottoirs, éclairage public et espaces verts, mais ces ouvrages ne sont toujours pas achevés notamment dans les lotissements Assaka, Zaitoun, Biranzarane et Tillila, dénonce le rapport. C’est d’ailleurs un sujet de discorde entre la commune urbaine et la société Al Omrane. Les lotissements Hay Mohammadi, Tillila, Al Houda, réalisés par la société Al Omrane, ne sont réceptionnés que provisoirement, et font l’objet de contentieux entre la commune urbaine d’Agadir et la société en question à cause du non-respect des cahiers des charges et de la mauvaise qualité de la voirie. «Le  retard dans la réalisation de ces aménagements empêche la remise au domaine public communal de la voirie relevant du lotissement, et entraîne la dégradation des équipements de base faute d’entretien», soulignent les élus. Pour les magistrats, les responsables de la société Al Omrane déclarent que «la commune urbaine d’Agadir ne leur a jamais signifié d’observations sur les travaux d’équipement réalisés et réceptionnés provisoirement  dans le cadre desdits lotissements, et ce, avant l’écoulement d’une année». Il est mis en exergue à ce sujet que c’est le délai fixé par la loi 25-90 relative aux lotissements et morcellements qui permet à la commune de prononcer la réception définitive et procèder à la prise en charge des emprises publiques. Les responsables de la société Al Omrane ajoutent également pour se défendre que les unités équipées dans le cadre de ces lotissements ont fait l’objet de nombreuses autorisations délivrées par la commune. «Par conséquent, la commune, qui est chargée de la gestion de la valorisation des lotissements, ne peut imputer à Al Omrane la responsabilité des dégradations causées après l’écoulement d’une longue période de construction de ces lotissements, dont plusieurs avaient été réceptionnés provisoirement depuis 1990», est-il indiqué. La situation des lotissements non réceptionnés à titre définitif devient toutefois problématique au niveau de la ville d’Agadir. D’une part, les services communaux refusent d’y réaliser les travaux de maintenance de voirie et réseaux divers (VRD), car ces lotissements ne sont pas réceptionnés définitivement. D’autre part, les lotisseurs, passé le délai légal d’un an, considèrent qu’ils ne sont plus responsables des dégradations subies par la voirie et les équipements publics dans ces lotissements. Il faut cependant que des décisions soient prises pour ces quartiers qui, bien que neufs, sont délabrés par endroits et offrent une mauvaise image d’Agadir, mais surtout de mauvaises conditions de vie aux riverains. Ces derniers, en tout cas, ne tiennent pour responsables de la situation de leur quartiers que les élus. Des lieux de vie qu’ils ont rêvés autrement. 

Cadre de référence

 

«Les élus et Al Omrane doivent régler les différends qui les opposent». C’est une des recommandations de la Cour régionale des comptes. Il y va de la mise à niveau de la voirie des nouveaux lotissements. Il est aussi demandé à la Commune d’établir une classification des voies urbaines dans le but de constituer un cadre de référence pour l’élaboration d’une politique de voirie et la programmation des interventions à entreprendre à court et à moyen termes. 

Malika ALAMI

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