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    Enquête

    Les investissements étrangers reviennent?
    Entretien avec Noureddine Saïl, directeur du CCM

    Par L'Economiste | Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager
    Le secteur table sur 500 millions de DH, un retour au niveau de l’avant-crise
    Une loi sur la protection de propriété intellectuelle pour 2013?

    Noureddine Saïl, directeur du CCM, estime que les investissements étrangers au Maroc dans le domaine du cinéma devraient retrouver leur moyenne d’avant la crise dès 2013, à savoir 500 millions de DH

    - L’Economiste: Peut-on parler d’une industrie cinématographique au Maroc?
    - Noureddine Saïl: Notre politique actuelle tend à doter le Maroc d’une industrie du cinéma à proprement parler. Les deux bouts de la chaîne, ce sont la production et la distribution/exploitation; nous tenons le premier. Nous sommes à une vingtaine de longs métrages par an, et 70 jusqu’à 80 courts métrages annuels. Et le CCM est ouvert à tous les jeunes qui veulent tenter leur chance. Il y en a qui deviennent professionnels, et il y en a d’autres qui comprennent qu’il vaut mieux changer de métier, mais le fait est que nous sommes présents en termes de quantité. Maintenant, la suite, c’est la distribution/exploitation, et nous nous y intéressons très sérieusement. Nous avons l’essentiel de ce qui peut faire de nous un pays de cinéma.

    - Quelle est la place du Maroc au niveau mondial?
    - Les investissements étrangers sont tombés très bas entre 2008 et 2010. Ils remontent vers les 300 millions de DH cette année, et devraient retrouver leur moyenne d’avant la crise de 2008, à savoir 500 millions de DH. Quant aux grands festivals internationaux, il n’y en a pas un seul où nous ne soyons pas représentés, et je ne vois pas un autre pays arabe ou africain qui puisse s’en targuer. Et nous avons nous-mêmes une demi-douzaine de festivals de cinéma de stature internationale, sans parler du Festival International du Film de Marrakech. Mais le marché extérieur en tant que tel ne s’ouvre qu’aux véritables industries.

    - Du nouveau en matière de formation?
    - Les écoles cinématographiques de qualité et de renommée sont nombreuses. Il y a l’école de Marrakech bien sûr, mais il y a aussi Ouarzazate, Rabat, Casablanca, Meknès… et la nouveauté, c’est un Institut de formation aux métiers de l’audio-visuel et du cinéma, dont la formation sera sanctionnée par des diplômes d’ingénieurs d’Etat et de doctorats. 
    - Qu’en est-t-il de la propriété intellectuelle?
    - La propriété intellectuelle n’est pas suffisamment protégée. Le bureau des droits d’auteur doit mieux se structurer et être plus présent. Mais le gouvernement se penche sérieusement sur la question. Je pense qu’une loi pourrait voir le jour l’année prochaine.

    - Qu’advient-il des studios de Ouarzazate?
    - Les studios de Ouarzazate fonctionnent toujours. Ils étaient occupés cette année par une série britannique. C’est la productrice Khadija Alami qui est à l’origine de cette transaction. (Ndlr: Khadija Alami, productrice marocaine internationale, a travaillé sur des projets tels que L’Exorciste, ou encore Le dernier des Templiers). De plus, plusieurs projets sont installés à Ouarzazate mais travaillent dans la région de cette ville. Par ailleurs, de plus en plus de projets afflueront sur les studios en 2013.
    Je tiens à rappeler par la même occasion qu’hormis Hollywood et Bollywood, il n’y a aucun studio au monde qui marche toute l’année.


    Propos recueillis par Rime AIT EL HAJ

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