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    Enquête

    «Du choix à tous les prix»

    Par L'Economiste | Edition N°:3919 Le 30/11/2012 | Partager
    De 20 DH le bout de shit à 1.200 DH le rail de coke
    Un business très florissant… au détriment de la santé

    De plus en plus consommées par les jeunes, des drogues de toutes sortes sont à portée de main ravageant au passage santé et bourse

    Disponible pour tous les goûts et à tous les prix, la drogue dans les lycées ravage la santé et la bourse des jeunes. Mona, 17 ans, étudiante dans un lycée privé de Casablanca, se procure chaque jour sa dose de cocaïne dont le prix du gramme varie entre 700 et 1.200 DH. «Je ne peux plus m’en passer», dit-elle avec regret. «Ma première prise a eu lieu lors d’une soirée d’un copain l’été dernier. Depuis, je suis accro», avoue la jeune fille.
    En effet, la consommation de cette drogue dure provoque un état de dépendance physique et psychique très difficile à surmonter.
    A moins de 100 DH le cachet, l’ecstasy, quant à lui, est largement répondu dans le milieu estudiantin. Consommé en groupe lors des soirées raves, il provoque un grand sentiment de relaxation ainsi qu’un fort sentiment d’appartenance au groupe. «Après une semaine d’études, avec les potes nous organisons une soirée rave animée par la musique techno, c’est extraordinaire, ça déstresse!» s’exclame Mouad, étudiant en première dans un lycée du quartier Bourgogne, à Casablanca. 
    A raison de 400 DH le gramme, l’héroïne procure une intense sensation de bien-être, suivie d’un état de gratification ou d’une sensation de faim. «Une prise d’héroïne vous rend aussi léger qu’une plume mais ça fait tellement de mal après qu’on regrette de l’avoir pris», explique cet «accro» âgé d’à peine 19 ans. Pour sa part, le cannabis est largement abordable pour toutes les bourses. Le prix d’un bout de «shit» est à partir de 20 DH et peut atteindre 250 DH. « Je fume quotidiennement du cannabis depuis deux ans au moins», affirme ce lycéen de 20 ans. «Suite à mon échec scolaire, ce ‘‘truc’’ me permet de surmonter mes angoisses ainsi que de retrouver confiance en moi-même», précise-t-il.
    Selon le psychologue Ahmed Dahmani: «la consommation de cannabis reste la prédominante chez les jeunes entre 17 et 35 ans. Cette drogue leur procure un sentiment de soulagement par rapport aux pressions sociales naissantes et leur permet surtout d’entrer dans un espace psychique qui constitue une sorte de refuge par rapport à une réalité désavouée».


    A. I.

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