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    Transmission d’entreprise
    Comment identifier le bon repreneur?

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
    La connaissance du métier, un atout
    Un acquéreur interne réduit les risques d’échec
    Plus la mise de départ est grosse, plus le repreneur est impliqué

    La nécessité de faire partie du même secteur d’activité semble avoir une importance accrue auprès des dirigeants: 3/4 en 2011  contre 2/3 en 2009. On remarquera un souci d’ordre social plus marqué: 2 fois plus de dirigeants insistant sur la nécessité de conserver le personnel

    La dernière édition du baromètre de la transmission d’entreprise au Maroc le confirme. Plus de 46% des chefs d’entreprises sur le départ envisagent de céder la leur en dehors du cadre familial (cf. www.leconomiste.com). Le recours à la  vente à un tiers semble faire son chemin dans l’esprit des patrons: en 2011, 4 dirigeants sur 10 l’ont évoqué contre 3 sur 10 en 2009, selon les résultats du baromètre de transmission, publié en partenariat entre BDO, l’ANPME et Viveris Istithmar. C’est une tendance qui se confirmera durant les années à venir, selon les experts. En France à titre d’exemple, c’est moins d’une entreprise sur 10, qui est transmise dans le cadre familial.
    Ce recul de transmission familiale se traduit bien évidemment par le recours à des repreneurs externes. Au Maroc, les dirigeants qui optent pour ce type de transmission motivent leur choix, selon le baromètre BDO, par l’absence d’un successeur motivé ou capable (57%), la volonté de couper les ponts avec l’entreprise, les perspectives économiques moroses  ou pour des raisons familiales (conflits, héritage …).
    Si dans ce type d’opérations, le recours aux services des experts est un gage de réussite, seule une faible proportion de patrons (7%) en est convaincue. Parmi lesquels, 5% ont eu recours à des experts comptables et 2% à des cabinets conseils. Les dirigeants marocains semblent plutôt se fier à d’autres modes de recherche d’un repreneur éventuel. Les relations professionnelles (7 cas sur 10), les amis et proches (1 cas sur 2) restent les moyens privilégiés.
    Mais qu’est ce qui détermine la réussite d’une transmission? Bien entendu, le succès sera d’autant plus au rendez-vous que la structure financière de l’entreprise aura été mieux consolidée avec un endettement limité et des fonds propres suffisants. C’est le rôle des fonds d’investissements, comme Viveris Istithmar (1) qui accompagne les repreneurs au moyen de LBO (Leveraged Buy Out, ou opération à effet de levier). Concrètement, le LBO est une technique d’acquisition des actions d’une société cible par une société holding spécialement constituée à cet effet, et financée pour l’essentiel par des emprunts bancaires (opération à effet de levier financier). Grâce aux dividendes versés par la société cible, la société holding rembourse les emprunts souscrits pour financer l’acquisition des titres de la société cible.
    Mais, il s’agit encore d’un marché naissant au Maroc. Il y a eu jusqu’ici très peu d’opérations LBO. «Nous avons mené, à travers notre filiale marocaine, une opération dans ce sens avec Edicom, société éditrice des annuaires téléphoniques professionnels Kompass et Telecontact, rachetée au groupe Pages Jaunes en France par son DG marocain et deux autres personnes qui travaillaient aux Pages Jaunes», affirme Thierry Blondel, directeur exécutif de Viveris Management.  Pour lui, le volet financier est certes important, mais l’élément humain est crucial. Les opérations de transmission réussissent, en effet, d’autant mieux qu’elles sont correctement préparées avec un repreneur connaissant bien le secteur d’activité, voire le métier en question. C’est ce qui ressort clairement de l’étude Oseo portant sur un échantillon de 3.000 PME françaises, sur les 24.000 ayant fait l’objet d’une transmission avec la garantie Oseo entre 1997 et 2004.
    En effet, l’expérience passée du repreneur joue un rôle essentiel. Un repreneur qui ne connaît pas le secteur a une fois et demie plus de risques d’échec dans l’industrie, les transports, le commerce de gros, le BTP et les services aux entreprises. Dans le secteur du tourisme, le nombre de repreneurs
    sans expérience de l’hôtellerie-restauration est seulement de 10 %. C’est ainsi, par exemple, que les transmissions familiales ou à des cadres de l’entreprise, qui réunissent le plus souvent l’ensemble de ces conditions, se déroulent, en général, mieux que les autres. La reprise par un repreneur extérieur à l’entreprise est toujours plus risquée que celle effectuée par quelqu’un de l’intérieur: soit la famille, le DG, le directeur commercial, financier... En clair,  être dans la société réduit considérablement les risques d’échec des opérations de LBO, explique-t-il. D’autant plus qu’un repreneur n’a pas besoin de beaucoup d’argent. «En général, les repreneurs n’apportent que 5 à 25 % maximum des besoins de financement. Nous nous chargeons du reste», indique Thierry Blondel. Toutefois, plus sa mise de départ est importante, plus son implication et sa motivation sont assurées.


    Aziza EL AFFAS

    (1) Viveris Istithmar est la filiale marocaine du groupe Viveris, leader français du capital investissement (private equity) sur le segment des PME. Depuis sa création en 2000, le groupe a investi dans le capital de plus de 200 entreprises de tous secteurs (industries et services, hors immobilier et tourisme).

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