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    Régions

    Agadir
    La CGEM se prépare à la régionalisation avancée

    Par L'Economiste | Edition N°:3684 Le 23/12/2011 | Partager
    Les élus à l’AGO de l’Union régionale
    Objectif: faire un front commun pour défendre les intérêts des milieux d’affaires
    La décentralisation incontournable pour le développement économique de la région

    LES opérateurs et les élus du Souss tendent à se rapprocher. Après les rencontres organisées par l’union régionale de la CGEM dans le Souss lors de la campagne électorale avec les candidats en lice, les membres de l’entité ont tenu ces derniers jours leur AGO avec la participation d’élus de la région. L’objectif est de créer des synergies et faire front commun pour défendre les intérêts des milieux d’affaires. Il s’agit de faire porter la voix de la communauté d’affaires soussie au sein de l’hémicycle. Abdelfattah Zine, président de l’union régionale de la CGEM rappelle à ce sujet le dossier de l’autoroute Agadir-Marrakech et comment un groupe de parlementaires du Souss avait fait du lobbying pour ce chantier d’envergure pour faire de ce projet, aujourd’hui concrétisé, une priorité nationale. Leur voix avait été entendue et grâce à l’appui et aux instructions du Souverain, le programme de cette infrastructure a été avancé, alors que sa réalisation n’était prévue initialement qu’en 2015. Aujourd’hui, les opérateurs économiques de la région ont encore besoin des élus pour débloquer plus d’un dossier. Lors de l’assemblée générale de l’union régionale, plusieurs problèmes et contraintes ont été abordés. Parmi eux, une série de blocages qui pénalisent le transport international au départ de la région. Zine explique à ce sujet que les opérateurs marocains du transport international disent souffrir de la lenteur administrative dans leur activité. Pour traverser l’Espagne, ils ont besoin d’une autorisation bilatérale. «Ce document tarde a être délivré par la direction régionale de l’équipement, car il faut attendre que Rabat se prononce. Cela est néfaste pour l’activité surtout qu’ils transportent souvent des denrées périssables». Et ce n’est pas le seul souci des hommes d’affaires de la région face à une administration encore centralisée à Rabat sur le plan de plusieurs secteurs. «Nos services extérieurs sont bridés par le pouvoir central. C’est pour cela que le tissu économique attend avec impatience que la régionalisation soit effective». Ceci, surtout que de l’avis des opérateurs économiques, Agadir et sa région ont peu bénéficié des stratégies étatiques, sectorielles ou transversales. Pour eux, la multitude des visions gouvernementales ne règle pas la vulnérabilité du climat des affaires qui prévaut. «Il existe un déficit de coordination, de synergie, voire de convergence entre les différentes stratégies sectorielles et surtout leur déclinaison au niveau des régions. Il faudrait les remettre sur la table et en assurer une meilleure coordination’’, poursuit le président de l’union régionale de la CGEM. En attendant, les membres de la CGEM Souss-Massa-Draâ sont conscients que les unions régionales sont appelées à connaître des changements dans leur fonctionnement pour coller aux nouvelles réalités institutionnelles que générera la régionalisation avancée.

     

    TVA

     

    LES retards de remboursement des dossiers TVA étaient aussi au cœur du débat lors de l’AGO de la CGEM Souss-Massa-Draâ. Une situation dont souffre énormément la trésorerie des entreprises de la région. Selon les opérateurs, certaines entreprises attendent depuis plus de deux ans pour être remboursées. Certaines risquent même l’arrêt de leur activité. Aujourd’hui, la direction régionale des impôts serait en train de travailler pour assainir cette situation. Le manque de moyens humains suffisants serait à l’origine de cette situation.


    De notre correspondante,
    Malika ALAMI

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