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Régions

Fès-Meknès
Azziman vend son projet de régionalisation

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Expliquer, vulgariser, et médiatiser… en priorité
230 milliards de DH mis à la disposition des régions

Après Casablanca, Fès a accueilli, mardi 20 septembre, la deuxième escale des rencontres organisées par la Commission consultative de la régionalisation (CCR) avancée. Tout l’exécutif des régions de Meknès-Tafilalet et de Fès-Boulemane, en plus des universitaires, des associatifs et des opérateurs économiques ont effectué le déplacement pour l’occasion. L’objectif est d’expliquer, vulgariser, médiatiser, et débattre du contenu du projet de la régionalisation avancée, soumis au Souverain en mars dernier, indique d’emblée Omar Azziman. Devant une salle archicomble, le président de la CCR a souligné que la régionalisation avancée est devenue constitutionnelle depuis le dernier référendum du 31 juillet. Figurant dans l’article 9 de la Constitution, cette régionalisation s’inscrit, poursuit Azziman, dans la «révolution calme que vit le Maroc et qui réclame développement et équité». Sous sa casquette de juriste, Azziman défendra le rapport établi par sa commission. Un rapport qui «dresse l’état actuel des lieux, offre une vision globale du projet de réforme du système régional et explique la nouvelle conception générale de la régionalisation élargie à laquelle aspire le Maroc de demain». De plus, le projet de régionalisation avancée favorise un développement socio-économique équitable «à travers des régions fortes et intégrées» et consolide la démocratie locale. Il est question, dans ce sens, de renforcer la représentativité et la légitimité des conseils régionaux, de promouvoir l’équité genre en matière d’accès des femmes aux fonctions électives et de gestion en région et à organiser la participation des citoyens, de la société civile et du secteur privé au débat public sur les affaires régionales et à la bonne conduite de ces affaires.
En matière des finances, le rapport recommande la redistribution équitable des recettes fiscales. Ceci de manière à permettre une «solidarité nationale régionale», insiste Azziman.
Faits novateurs, la mise en place d’une caisse de mise à niveau social et une caisse de solidarité régionale. Les deux fonds devront totaliser une enveloppe de plus de 230 milliards de DH. De quoi financer les nouvelles missions des conseils régionaux en matière d’animation et de développement économique, social, culturel et environnemental. Qui dit nouvelles missions, suppose aussi nouvelles compétences et bonne gouvernance. A cet égard, Noureddine Omary, membre de la CCR et ancien patron de la Banque Populaire, affirme que «telle une entreprise, la Région doit être gérée selon des critères de performance». C’est pourquoi l’on y prévoit la création d’une agence placée sous le contrôle du conseil régional et destinée à l’appuyer sur le plan technique et à mettre en œuvre ses projets d’investissement. De même, il est prévu une mise à niveau des administrations des autres collectivités locales, des modes de gestion, des systèmes d’information, d’évaluation et de reddition des comptes.
Pour ce qui est du découpage, la CCR souligne «qu’il n’est pas une fin en soi». «C’est une régionalisation émanant d’un projet volontariste, qui vise la déconcentration et la décentralisation des services de l’Etat en faveur d’un développement harmonieux qui ne peut se réaliser que grâce à l’appropriation et l’adhésion de tous les Marocains», conclut Mohamed Rharrabi, membre de la CCR et wali de la région de Fès-Boulemane.

Découpage et calculs électoraux

Le découpage régional promet bien des débats. En effet, les politiciens -qui se verront perdre leurs fiefs électoraux- commencent à monter au créneau. Premier à ouvrir le bal, Said Chbaatou, l’actuel président du Conseil régional de Meknès-Tafilalet. Pour lui, le futur découpage, qui s’annonce comme un mariage de raison entre Fès et Meknès, «n’est pas conçu dans l’intérêt de la population de Midelt». Propos surprenants de la part de Chbaatou qui s’appuie sur la thèse que «les habitants de cette localité se verront refuser des soins au niveau de l’hôpital de Meknès». Mais on comprend mieux ses dires lorsqu’on sait que Chbaatou est élu à Midelt. Si celle-ci fera partie prochainement d’une autre circonscription régionale (après le découpage), l’élu pourra dire adieu à son fauteuil de président du Conseil régional, surtout au niveau de la région Fès-Meknès.  Rappelons que le nouveau découpage régional réduit d’au moins 25% le nombre de régions. Le projet propose ainsi la mise en place de 12 régions au lieu de 16. Les nouvelles régions ont la particularité, selon la CCR, d’abriter une population plus forte, couvrir des territoires plus étendus et regrouper des circonscriptions administratives plus nombreuses.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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