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Régions

Régionalisation
Comment faire émerger les élites locales
Entretien avec Omar Azziman, président de la CCR

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Des critères de compétence, d’intégrité, de probité… exigés
L’intérêt général avant toute considération

«La régionalisation avancée fait partie intégrante de la démocratisation du pays, aux niveaux national, régional et local. Plusieurs facteurs concourront à en déterminer la crédibilité, le succès et, partant, l’approfondissement continu», indique Omar Azziman

- L’Economiste: Vous avez remis votre rapport au Souverain en mars dernier. Depuis quelques jours, votre commission sillonne les grandes villes. Quel est l’objectif de cette tournée?
- Omar Azziman: D’abord, nous voulons nous assurer que le rapport de la Commission consultative de la régionalisation a été bien compris. D’autant plus qu’il s’agit d’un rapport, assez consistant, très dense, et qui porte sur des sujets qui sont extrêmement complexes. On sait bien que malgré une lecture attentive, il est bon de pouvoir dialoguer autour et sur ce rapport.
Donc le premier but de ces rencontres est de pouvoir porter la bonne parole et de discuter, échanger avec une élite politique, économique, culturelle et sociale du pays.

- Vous avez dit premier objectif. Est-ce qu’il y en a d’autres?
- Tout à fait. Notre deuxième objectif est de tenir compte du moment que nous vivons aujourd’hui. Un moment fort et historique qui amorce une nouvelle étape dans le processus de démocratisation et de modernisation des structures de l’État. Nous sommes à un tournant historique, qui constitue donc un défi énorme. Et par conséquent, nous tenons aussi à sensibiliser les élites locales et régionales à l’ampleur de ce défi. Il faut que l’on fasse l’effort d’être à la hauteur de l’événement et de ce qui est contenu dans notre Constitution et dans le rapport de la CCR. Ecouter les commentaires, les observations et les propositions des différents intervenants figure également parmi les objectifs. Ceci, afin de voir dans quelle direction et dans quelle tendance nous pouvons inscrire tout cela.


- Les participants à ces rencontres peuvent-t-ils espérer des ajustements ou des amendements à apporter au projet de la régionalisation avancée?
- Vous savez, il y a des choses qui sont déjà jouées. Vous avez un titre dans la Constitution qui comporte les principes directeurs de tout ce que nous avons proposés. Donc, ceci constitue déjà le droit positif, et c’est le sommet du système juridique du pays. Cette partie là détermine l’action du gouvernement et du parlement à venir. C’est-à-dire, si nous allons maintenant faire des lois organiques et si nous allons ouvrir un chantier de réformes législatives, nous allons évidemment nous conformer aux dispositions constitutionnelles.

- Mais y a-t-il une marge de manœuvre?
- Evidemment. Il faut dire qu’il y a deux choses importantes. Lorsque des textes sont rédigés pour accompagner la Constitution, il y a quand même des marges. Il faut pouvoir les utiliser de manière optimale dans la bonne direction, c’est-à-dire ne pas perdre de vue l’essentiel. Et l’essentiel pour nous, c’est la démocratie et le développement. Voilà les grandes priorités. Et puis, il y a aussi le rôle que vont jouer les ressources humaines, les élites, et les personnes qui vont faire tourner les institutions. Et c’est la raison pour laquelle nous en profitons aussi pour faire appel aux personnes qui auront à gérer toutes ces institutions nouvelles et qui devront répondre à des critères de compétence, d’intégrité, de probité, de capacité de gestion moderne, et surtout à des critères qui mettent l’intérêt général avant toute considération.


- Comment et où faudrait-il recruter ces profils?
- Pour les compétences des nouvelles régions et, en particulier, leurs conseils élus, la régionalisation avancée prévoit le transfert graduel, négocié et contractualisé entre le gouvernement et les conseils régionaux, des compétences de plus en plus étendues et des ressources y afférentes. En effet, la régionalisation avancée fait partie intégrante de la démocratisation du pays, aux niveaux national, régional et local. Plusieurs facteurs concourront à en déterminer la crédibilité, le succès et, partant, l’approfondissement continu. Il s’agit notamment d’une participation de plus en plus large des populations à la vie et aux consultations démocratiques, des dispositifs et des processus électoraux de plus en plus marqués par la compétition loyale, l’honnêteté et la transparence, l’émergence d’élites régionales et locales hautement qualifiées, dévouées à l’intérêt public.

Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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