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Entreprises

TangerMed
Tension sociale chez Eurogate

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Une grève de zèle entamée le 19 septembre
Le syndicat souhaite intégrer les saisonniers dans l’entreprise
Eurogate décide l’arrêt de l’activité en attendant l’arbitrage

Le climat de tension sociale au sein du quai à conteneurs géré par Eurogate au complexe portuaire TangerMed prend de l’ampleur. Le conflit, qui oppose syndicat et direction, a pris une nouvelle dimension lundi 19 septembre, après que l’UMT, de laquelle dépend le bureau syndical, ait brandi la menace d’un arrêt de travail. La dernière réunion tenue entre les deux parties le 12 septembre, soit une semaine avant, même si elle n’avait pas abouti à un consensus en dépit d’un arbitrage, ne laissait pas entrevoir un mouvement de grève. La décision du bureau syndical de mener une grève de zèle a ainsi pris de court la direction d’Eurogate, «alors que nous étions en attente d’un arbitrage sur les points en négociation», explique Mohamed Hachami, directeur des ressources humaines d’Eurogate Tanger. D’ailleurs, la direction a préféré suspendre l’activité car la lenteur et la nonchalance deviennent des facteurs de risque pour tout le monde, est-il indiqué.
Pourtant, le management s’est montré plus que conciliant. En effet, «la direction s’est montrée disposée à discuter toutes les demandes incluses dans le cahier revendicatif présenté en juillet dernier, sauf celles relevant du ressort exclusif du management», précise le DRH. En effet, le PV d’une des réunions, auxquelles ont participé toutes les parties concernées, montre bien les dispositions d’Eurogate à discuter des aspects liés à la rémunération, aux différentes primes de rentrée scolaire ou de l’Aid Al Adha et de ceux relatifs à l’organisation du travail. Ces points étaient d’ailleurs en attente d’arbitrage. Par contre, la direction d’Eurogate s’est montrée claire en refusant de discuter des dispositions qui sont de son ressort exclusif.
Comme c’est le cas, par exemple, du recours à la sous-traitance. «Cette dernière est vitale pour nous. Elle nous permet d’augmenter notre productivité en nous concentrant sur notre métier de base», explique Hachami. Là où le bât blesse, c’est que le bureau syndical souhaite pour sa part que l’entreprise intègre le personnel dédié à la sous-traitance, dont la plupart sont des saisonniers, des CDD. Ce qui lui permettrait de les garder sous son contrôle.
Le bureau syndical, pour qui les délais d’attente semblent trop longs, reproche à Eurogate de vouloir gagner du temps. A noter qu’un premier mouvement de grève avait déjà été lancé en août dernier, après le dépôt du cahier revendicatif auprès de la direction.

Compétitivité en danger

Si jamais un tel conflit prend de l’ampleur, c’est la compétitivité du port de TangerMed qui sera mise en danger et l’activité conteneurs en pâtira certainement. En effet, la concurrence est rude en matière de transbordement de conteneurs et les parts de marché peuvent être facilement perdues en cas de grève. Les navires iraient trouver refuge dans les ports avoisinants, ceux-là mêmes que l’on tente de concurrencer.

 

Ali ABJIOU

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