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Les Cahiers de l'Émergence

L’Université de Fès poursuit son plan d’urgence

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
Plus de 182 filières dont la moitié dédiée aux filières professionnalisantes
Un musée des sciences en projet

Comme ailleurs, la pression démographique est trop forte sur les différents établissements de l’université de Fès

L’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) de Fès ambitionne de devenir le premier espace de formation des professionnels de l’éducation et de la recherche dans la région. Pour y arriver, son management joue sur plusieurs fronts. «Notre université vient d’être dotée d’un pôle de compétitivité et d’expertise dédié à l’environnement, la gestion de l’eau et au développement durable», indique Farissi Esserghini, président de l’USMBA. Et d’ajouter: «la création de ce pôle s’intègre dans la stratégie de développement de l’université visant l’adéquation de ses activités disciplinaires aux besoins de l’économie nationale, l’ouverture sur son environnement socio-économique et la conclusion d’accords de partenariat nationaux et étrangers». Conçu en tant qu’ensemble de laboratoires et centres de recherches dans divers domaines, ce pôle regroupe des acteurs locaux, nationaux et internationaux ainsi que des petites et moyennes entreprises et industries (PME-PMI). Dans un autre registre, l’université de Fès envisage, dans les trois prochaines années, la création d’un musée des sciences, érigé en pôle de développement socio-économique et touristique.
Mais dans l’immédiat, tout l’intérêt est porté sur la réalisation du plan d’urgence (PU). Ce plan, explique Esserghini, a servi tout d’abord à faire passer la capacité d’accueil de l’université de 27.796 à 49.406 places au terme du contrat fin 2012. Cette augmentation de la capacité a permis de faire face à la forte demande des bacheliers. Ainsi, le nombre des étudiants inscrits est passé de 47.169 en 2008-2009 à 61.000 étudiants pour 2010-2011. A ce rythme, soit un taux annuel d’augmentation de 20%, plus de 80.000 étudiants sont attendus pour cette rentrée.
En matière des finances, le budget alloué à la construction s’élève à 277 millions de DH, celui de la réhabilitation et de la mise à niveau à 82,77 millions de DH. Quant au budget de l’équipement, il est de 29,27 millions de DH, soit un total de plus de 389 millions de DH. Ainsi, «tous les établissements de l’université ont bénéficié de leur mise à niveau et de leur extension, en plus de la construction de trois nouveaux établissements, en l’occurrence l’ENCG, l’Ensaf et le Centre d’économie et de gestion, et d’un Centre de conférence et de formation d’une capacité d’accueil de 1.400 places», affirme le président de l’université.
Le complexe sportif, lui aussi, a bénéficié d’un budget qualifié d’important pour la construction d’une salle omnisports, équipée de tous les moyens répondant aux standards internationaux de sport universitaire, d’un montant de 20 millions de DH, d’un terrain gazonné, gazon artificiel et éclairage de nuit, de 8 millions de DH, mobilisé auprès du ministère de la Jeunesse et du Sport.
Par ailleurs, le plan d’urgence a également servi à la promotion de la recherche scientifique. Et cela, par l’affectation d’un important budget de 5,5 millions de DH aux laboratoires de recherche de l’université sur la base de leurs évaluations au titre de l’année 2010-2011. L’université a, entre autres, octroyé des primes d’excellence pour les meilleurs laboratoires d’une valeur de 270.000 DH, soutenu les établissements de recherches (1,5 million de DH), créé une cité d’Innovation. Elle a également appuyé la mobilité des enseignants-chercheurs dans le cadre des conventions de l’université avec les universités partenaires (1 million de DH) et soutenu les manifestations scientifiques organisées à hauteur de 2,7 millions de DH en 2010-2011. Pour sa part, la formation continue des enseignants et des administratifs a bénéficié d’un budget respectif de 16.409.842 DH et de 2.046.509 DH.
De plus, une enveloppe a été allouée aux prix d’excellence pour les étudiants de toutes les filières en fin de chaque année universitaire. Ainsi, les majorants des lauréats en licence ont obtenu un prix de 5.000 DH, 7.500 DH pour les majorants des lauréats en masters et filières d’ingénieurs, et 15.000 DH pour les meilleures thèses soutenues. Des étudiants ont bénéficié des bourses d’excellence pour poursuivre leurs études dans le cadre de l’Institut euroméditerranéen des sciences de risques à Sophia-Antipolis d’un montant total de 600.000 DH.
«Nous disposons de plus de 182 filières dont presque la moitié est dédiée aux filières professionnalisantes, licences professionnelles et masters spécialisés», se réjouit le dirigeant de l’université. Selon lui, toutes ces filières ont été créées pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. Elles touchent les métiers de banques, d’assurances, de travail social, des activités touristiques, et du journalisme. Figurent également au programme, des masters à vocation européenne. Il s’agit en l’occurrence de master en patrimoine culturel, master en sciences de risques, en logistique et transport, et en droit des affaires touchant la problématique de l’harmonisation de la réglementation marocaine avec la réglementation européenne.

Youness SAAD ALAMI

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